INTERVIEW  |    

Manuella Rossi, l’ambassadrice de la beauté au cœur charitable

Par Pacôme Pabandji - 12/07/2012

Le jeune mannequin centrafricain, de renommée internationale, est dans la rue aux côtés des enfants orphelins et démunis et pour d’autres activités à Bangui

 

Manuella Rossi, la Centrafricaine ambassadrice du Salon international de la mode africaine SIMOA en Centrafrique, au Cameroun et au Tchad, est arrivée en terre natale. En plus de ses activités caritatives auprès des enfants de la rue, orphelins et démunis, elle prépare sa très prochaine participation au Concours Miss University Africa au Nigéria. Touchée par l’indifférence des pouvoirs publics pour la réalisation de ses activités et des ses œuvres, la belle, Manuella Rossi se livre. .

Pouvez-vous nous parler de vos débuts dans le monde de la mode et du mannequinat?
J’ai commencé quant j’étais toute petite parce que ma maman aimait toujours être à la mode, et elle me prenait tout le temps en photo. En classe de 6ème, j’ai commencé à faire des concours inter-lycées que je remportais. J’ai ensuite eu la chance d’entrer dans le groupe Gwladys Dedea du nom d’une jeune dame qui formait des mannequins professionnels à l’époque. J’ai donc défilé au moins trois fois pour elle. En ce temps là, Alphady qui était présent a apprécié mon talent mais, étant donné qu’il n’y a pas d’école de mannequinat en Centrafrique, je suis allée suivre une formation à Douala au Cameroun. Après 6 mois dans ce domaine, ma formation a été sanctionnée par un certificat, attestant que je suis apte à être mannequin. J’au envoyé mes book-photos en France et un partout en Europe, ce qui m’a valu un premier contrat à Paris chez Elite, pour des shooting-photos, des séance-photos, des publicités, etc. Ensuite j’ai commencé à défiler et à cartonner.

 


© journaldebangui.com
Manuella Rossi, le mannequin première classe
Est-ce que l’on peut parler de votre actualité à Bangui?
En avril dernier, j’ai été en Côte d’Ivoire pour le Salon international pour la mode africaine (SIMOA). C’est une compétition continentale qui existe depuis quatre ans mais, jamais la République centrafricaine n’a été représentée si ce n’est ma présence en 2012. Il y avait 45 stylistes et une vingtaine de mannequins. J’ai donc été sélectionnée parmi plusieurs concurrentes pour être élue meilleur mannequin et en même représentante du SIMOA en Afrique centrale (Centrafrique, Cameroun et Tchad). C’était un grand exploit pour moi. Après cette participation, j’ai eu beaucoup de contrats, j’ai fait des couvertures à Abidjan. Du 28 juillet au 18 août 2012, je serai au Nigéria pour participer au Concours Miss University Africa. C’est aussi la première fois qu’une centrafricaine y participe. Il y aura 45 candidates de tous les pays africains. Ensuite du 10 au 14 décembre 2012, je serai au Cameroun pour le Concours Miss Afrique centrale et je serai la première centrafricaine à y participer aussi. Mais en dehors des activités que je mène dans le cadre de ma carrière professionnelle, j’interviens auprès des orphelins et des enfants de la rue. A chaque fois que je dois prendre part à un évènement, je fais des dons à ces enfants. Je ne me limite pas qu’à Bangui. En Côte d’Ivoire j’ai aidé les enfants du village SOS d’Abobo, ce qui m’a permis de rencontrer le vice gouverneur d’Abidjan et aussi le premier ministre de la Côte d’Ivoire. Vous comprenez que comme le Centrafrique est toujours derrière et qu’on ne connaît pas vraiment dans la mode, je fais des efforts pour que dans chaque pays où je me rends, j’établis des contacts au nom de mon pays.

Quel est donc votre secret?
Mon secret c’est la persévérance d’abord. Vous savez, le mannequinat c’est un milieu si beau, si joli, si mignon. Porter de jolis vêtements qui coûtent extrêmement chers, partir en voyage, rencontre avec de grandes personnes. Mais c’est la jungle. C’est un milieu vaste comportant beaucoup de personnes et il faut donc se battre pour se faire de la place. Je peux donc vous dire que j’ai beaucoup de courage, ce qui fait ma force ainsi que mon caractère. Je m’entretiens beaucoup pour être toujours au top. Je m’efforce pour faire quelque chose qui claque un styliste, les créateurs ou les agences. J’ai mon style à moi et je ne passe pas inaperçue quand je défile sur un podium.

 


© journaldebangui.com
Manuella Rossi
Après toutes vos réalisations, quelle est la reconnaissance concrète du gouvernement envers vous?
Vous savez, j’aime beaucoup mon pays et je ne veux pas le critiquer c’est pourquoi même si j’ai la nationalité italo-française, je dis toujours, dans les compétitions auxquelles je participe, que je suis centrafricaine. Je suis donc fière de défendre les cinq couleurs du drapeau centrafricain. Pour l’instant, je n’ai pas encore une reconnaissance même, si je viens d’être élue ambassadrice de la beauté centrafricaine en Europe. Je ne force pas l’Etat et c’est quelque chose, après laquelle, je ne cours pas parce que, ce que je fais pour les orphelins et les enfants de la rue, ainsi que pour mon pays à travers la mode, c’est ma part de contribution citoyenne et celle de ma famille car elle est toujours derrière moi. Mais, si l’Etat centrafricain se montre reconnaissant envers moi ce sera le bienvenu. Par exemple, pour aller au Nigéria, quelqu’un devrait m’accompagner; et pourtant l’Etat n’a pas d’argent pour payer le transport à cette personne-là. Il y aura le drapeau centrafricain alors que je serais à seule donc vous voyez! On ne prend pas encore au sérieux la mode, le mannequinat.

Quelles sont vos perspectives?
Moi c’est d’abord les orphelins. J’ai commencé à les aider depuis deux ans. Je leur apporte des vêtements, des médicaments, je fais aussi des dons de table-bancs aux orphelins de Mme Zokoé. L’année dernière, j’ai fait 50 cartes d’identité nationale aux enfants qui vivent dans la rue. L’autre objectif de ma présence au pays est aussi de faire un don, une fois de plus, à des orphelins du village Tongolo au pk 55 route de Mbaïki. Ce seront des vêtements, des médicaments, etc. J’appelle donc tout Centrafricain à œuvrer pour le bien être des orphelins et des enfants démunis.
 
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