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Centrafrique: Des renforts militaires sur le site d'Areva?

Par Luidor Nono, source: afp - 27/06/2012

Des forces militaires spéciales seraient arrivées en milieu de journée sur le site des affrontements de Bakouma au Sud-est de la RCA

 

Selon l’Agence presse qui rapporte l’information des renforts militaires centrafricains devaient être envoyés sur le site du groupe français de nucléaire civil Areva le mardi 26 juin. Il avait été attaqué dimanche 24 par des rebelles non identifié. Mais d’après des informations circulant dans la région, la rébellion ougandaise de la LRA est désormais soupçonnée. Si ces troupes n'étaient pas encore parties de l'aéroport de Bangui le mardi après midi, mercredi 27, très tôt le matin, on les signalait dans les environs de Bambari, car c’est finalement par route que les autorités auraient décidé de les acheminer.

 


© afrique.arte.tv
Les forces armées sont en route pour Bakouma!
Alors qu'une source militaire anonyme avait accusé lundi les rebelles tchadiens du Front populaire pour le redressement (FPR) du «général» Baba Laddé, une autre source militaire centrafricaine a cette fois-ci pointé du doigt la rébellion ougandaise de l'Armée de résistance du seigneur (LRA) de Joseph Kony. Les rebelles ougandais de la LRA (...) ont été reconnus par les habitants dont beaucoup ont fui pour se cacher à l'église catholique ou en brousse, a précisé cette source également sous couvert de l'anonymat. Les rebelles ayant occupé le site ont ensuite pillé les locaux, emportant des ordinateurs portables, des vivres, notamment des sacs de farine, des cartons de sucre, etc... Ils ont détruit aussi des ordinateurs de bureau avant de se retirer a encore précisé la source.

Lundi 25 juin, un communiqué de l'armée avait fait état d'un violent accrochage à Bakouma entre l'armée centrafricaine et un groupe d'hommes armés non identifiés. Selon les bilans officiels, il n'y a pas eu de morts lors de l'attaque proprement dite mais, un villageois a été tué près du site peu auparavant par les agresseurs, selon une source militaire anonyme. Areva a souligné qu'il ne s'agissait que d'une action de pillage. En septembre 2010, sept collaborateurs d'Areva avaient été enlevés par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sur le site d'uranium d'Arlit au Niger. Quatre d'entre eux sont encore otages du groupe islamiste. Malgré un processus de paix entamé en 2008 avec la plupart des rébellions importantes du pays qui ont déposé les armes, la Centrafrique reste la proie de groupes armés, rebelles, coupeurs de routes et braconniers. La LRA et le FPR y sont actifs.

 

 
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