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Cawa safari: Le gouvernement britannique dénonce la lenteur judiciaire

Par Pacôme Pabandji - 05/06/2012

D’après des informations, la société Cawa a mis à la disposition de la justice des moyens roulants pour faciliter les enquêtes mais les choses traînent

 

Quelques semaines après l’arrestation de MM. Erik Mararv patron de CAWA Safari et David Simpson son adjoint ainsi que de 10 fonctionnaires de cette société suite à la découverte de 13 corps sur leur chantier à Ngounguinza, les consuls suédois et britannique ayant respectivement pour poste à Kinshasa et à Yaoundé, sont arrivés à Bangui le mardi 29 mai 2012 pour rencontrer les autorités judiciaires centrafricaines. Des sources concordantes affirment que les deux diplomates ont rencontré le ministre centrafricain de la justice, le Procureur de la République et le Procureur général dans cette affaire. Le but de leur déplacement à Bangui est de savoir un peu plus sur cette affaire, quand on sait que ça traîne. Ainsi, les diplomates ont remis une lettre de protestation contre la lenteur et le non respect des droits humains dans la procédure en cours. Le ministre britannique chargé des relations avec l’Afrique a demandé pour sa part, que les 12 hommes arrêtés soient remis en liberté en attendant la poursuite de l’affaire.

 


© africanadventure.dk
Cependant, quand le gouvernement britannique dénonce la lenteur, cela ne va que de mal en pis. Une mission conduite par un juge d’instruction chargé de l’affaire devrait se rendre à Bakouma depuis plusieurs semaines pour enquêtes. Malheureusement, à l’heure d’aujourd’hui aucun déplacement n’est réalisé dans cette optique. On justifie ce retard du fait que le ministre de la justice qui devrait signer l’ordre de mission pouvant faciliter le décaissement des frais au niveau du Trésor, ne l’a pas encore fait. Et pourtant, l’affaire pour laquelle ces hommes sont arrêtés est censée se dérouler à Bakouma et au jour d’aujourd’hui, la justice ne s’est pas encore rendue sur les lieux.

Ainsi, on se demande sur quelle base ces accusés seront jugés du moment où les enquêtes s’effectuent de la sorte. D’après certaines informations, la société CAWA a mis à la disposition de la justice tous ses moyens roulants pour faciliter les enquêtes mais cela n’a pas empêché que les choses traînent. Certaines langues parlent d’une manipulation des autorités de Bakouma qui, selon une source, tiennent des réunions avec des parents des victimes pour décider des sommes des dommages et intérêts que la société aura à payer, alors que la justice ne s’est même pas encore prononcée. La lenteur dans les enquêtes ne permet-elle pas aux concernés d’effacer les traces pouvant conduire à de bonnes pistes ? Les diplomates suédois et britanniques ont promis le 17 juin prochain pour la suite de l’affaire. La justice sera-t-elle à mesure de la résoudre avant ?

 

 
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