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Centrafrique: De nouvelles révélations dans l’affaire Erik Mararv

Par Pacôme Pabandji - 24/05/2012

Par ailleurs, une révélation vient d’être faite selon laquelle, cinq autres personnes, en plus des 13 tués, seraient portés disparues

 

Entendu par un juge puis mis sous mandat de dépôt à la célèbre prison centrale de Ngaragba le 4 mai dernier avec son directeur général adjoint David Simpson et les 11 autres centrafricains, M. Erik Mararv de nationalité suédoise vient de passer deux 18 jours dans cette prison après une trentaine de jours de garde à vue à la SRI, en violation aux textes juridiques. Cependant, le dossier sur les corps retrouvés sur son site de safari avance à pas de tortue. Selon une source, le procureur voudrait descendre sur le terrain pour mener d’autres enquêtes complémentaires. Alors que Mararv continue toujours de clamer haut et fort son innocence, de nouvelles révélations se font au jour le jour concernant ce dossier. Des langues se délient, les précisions apparaissent, mais la lenteur dans les enquêtes judiciaires et le vice procédural judiciaire inquiètent.

 


© yorkpress.co.uk
Le Directeur général adjoint David Simpson de la société de Safari a aussi été emprisonné à Ngaragba
Les autres sociétés de Safari présentes en République centrafricaine, décrient cette arrestation et la lenteur car selon elles, M. Mararv n’a rien à voir dans ces assassinats, du moment où la région est infestée de rebelles de la LRA qui ont même capturé ce dernier avant de le relâcher il y a peu. Ces sociétés de Safari menacent d’arrêter leurs activités en Centrafrique si M. Mararv n’est pas libéré. Selon une source proche de l’accusé, il ne reste probablement rien à la société CAWA car, après la découverte des corps, la société a subi des actes de vandalisme. Un camion de 10 roues de la société a été brûlé, les dépôts pillés, 17.000 litres de gasoil réservés aux activités de la fin d’année 2012 et des vivres emportés. Pis encore, le camion qui avait assuré le transport du personnel sous l’escorte des éléments de la SRI de Bakouma à Bangui, a été déchaussé de ses roues, vidé de son carburant, de sa caisse à outils, etc. au niveau de la SRI où le camion a été parqué.

 


© Fiacre Kombo, KTD
Sans commentaires!
En attendant, M. Mararv a demandé une remise en liberté provisoire qui a été refusée par le parquet. Les enquêtes peinent à avancer en dépit de la disponibilité de la société CAWA à mettre à la disposition de la justice des moyens logistiques, étant donné que Mararv connaît la localité, pour que lumière soit faite. Par ailleurs, une révélation vient de surgir selon laquelle, cinq autres personnes, en plus des 13 tués, sont portés disparues. Malheureusement, cet aspect qui pourrait être une piste, échapperait à la justice. A Bakouma, cet aspect fait penser davantage à une piste LRA que d’aucuns n’osent privilégier pour des raisons pécuniaires. Selon certaines versions des faits, la forêt dans laquelle les corps ont été retrouvés, servirait de base arrière à la LRA qui ne fait jamais entrer ses captifs dans ladite forêt. Que cache-t-elle?
 
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