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Une chasse au Lion mouvementée en République centrafricaine (RCA)

Par source: africahunting.com - 15/05/2012

"C'est mon cinquième safari de la saison et mon chasseur, un américain Hamp W., arrive à Sangba sur notre territoire de chasse en fin de matinée par l'avion charter…" Histoire!

 

Le camp n'étant qu'à 12 kilomètres de la piste d'aviation, il est vite installé dans son boukarou. Nous faisons connaissance et il me confirme l'objectif essentiel de son safari: approcher et tirer un lion, malgré des difficultés pour marcher (il boîte après une opération du genou). Nous avons 18 jours de chasse devant nous. Son séjour était prévu dans la zone nord (zone cynégétique de Bahr Aouk-Ouandja-Vakaga) où la densité des lions est forte. Les évènements et l'insécurité de la région nous imposent de chasser sur la zone du centre (zone cynégétique d'Idongo-Ba-Bangoran) riche en buffles, élands de Derby, bongos, mais où la population des lions semblait assez faible. Mais nous sommes confiants car durant la saison j'ai relevé plusieurs indices de présence et quelques jours avant l'arrivée de Hamp, un beau lion a été rencontré par un autre guide et son chasseur. Le challenge est donc intéressant, le moral au beau fixe et cette chasse me fascine particulièrement. Les méthodes de chasse sont classiques: à la rencontre, à l'affût sur des appâts, au pistage et à l'appel, les pisteurs centrafricains étant très forts dans cette dernière technique (ils amplifient les sons à l'aide d'une "corne métallique").

 


© africahunting.com
Trophée de chasse en RCA
Après le déjeuner et la sieste de rigueur, nous allons vérifier le réglage de sa carabine sur cible et faire un tour dans la plaine sur les bords de la rivière Bangoran, histoire de se mettre dans "l'ambiance de la brousse", de se familiariser avec les paysages et la végétation, d'approcher les premiers animaux (Hamp tire un beau phacochère), mais déjà le chant des oiseaux, les bruits de la brousse s'atténuent, le crépuscule n'est pas loin, il est temps de faire le premier appel (des sons gutturaux, tout en nuances qui simulent le rugissement du lion partant en chasse) mais, le roi des animaux n'est pas au rendez-vous ce jour-là. Les jours suivants, Hamp va tirer un vieux buffle solitaire, un bubale et une superbe antilope roanne. Je constate que mon chasseur tire bien, il est rapide et précis et toute l'équipe à confiance en lui. Ceci est important mais il devra aussi contrôler ses émotions au moment du contact avec son premier lion. Nous en parlons calmement. L'expérience me prouve que sans cela l'animal n'est souvent que blessé. Mais la recherche des lions reste sans succès, les affûts sur les carcasses du buffle et du phacochère, le pistage d'une trace fraîche, les appels ne donnent rien… Pourtant, la 4ème nuit les pisteurs nous réveillent "Patron les lions sont là…", leur rugissement dans la nuit est impressionnant. L'espoir renaît. Le lendemain matin, les pisteurs retrouvent la carcasse d'un potamochère fraîchement tué, mais l'affût et les appels de mon pisteur Démé sont encore sans succès, les félins ne viendront pas. Le doute recommence à s'installer.

 


© africahunting.com
Trophée de chasse en RCA
Ce n'est que quelques jours plus tard que nous allons voir nos premiers lions, une femelle et son jeune sur la grande plaine de Ndiri, puis deux superbes lionnes, approchées à 35 mètres, sur un appât. Elles nous sentent et disparaissent silencieusement dans les pailles. Un pistage à partir de traces repérées sur une piste nous permet, une heure plus tard, dans des pailles, de tomber brusquement sur une femelle et son petit. La charge d'intimidation de la mère nous fait reculer avec beaucoup de précautions, le cœur battant la chamade. Et puis, la pluie par tornades se met de la partie. Les appâts pourrissent, les animaux se cachent, même les hyènes ne rodent plus et nous ne trouvons plus d'indices. Il semble que la brousse se soit vidée. Ce sont les aléas de la chasse. Il faut pourtant garder espoir. Le quatorzièmes jour, tôt le matin, nous sommes sur la plaine de Ndiri. Un vol de plusieurs dizaines de vautours tourne et attire notre attention. Nous décidons d'effectuer l'approche. Les carabines sont chargées. Démé est au côté de Hamp avec la canne de tir, Hassan, et son coup d'œil exceptionnel, est à mes côtés. Nous nous déplaçons lentement, scrutant les pailles et les buissons, l'oreille aux aguets. Mais, déjà, les vautours se sont posés et s'agitent sur une carcasse toute fraîche. Il s'agit d'une hyène tuée en fin de nuit par les lions, près d'une mare. L'animal a été vidé de ses viscères. Les traces indiquent une femelle et un gros mâle (sa trace mesure 17 cm de long). L'émotion est forte car ils ne sont sans doute pas très loin. Ont-ils été dérangés dans leur festin? Reviendront-ils plus tard? La suite à voir
 
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