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Centrafrique: Un producteur poursuit en justice un pirate

Par Pacôme Pabandji - 09/05/2012

La Compagnie cinématographique «Gbu li ti mo» qui a produit et réalisé le film purement centrafricain «Faux prophètes du dernier jour», est devant la justice

 

Elle poursuit en justice un jeune commerçant doué dans la piraterie des images vidéos très connus sous le nom de Jo Bal, pour avoir piraté et vendu plusieurs exemplaires le dernier film du groupe. Un officier de police judiciaire, au nom de la brigade criminelle, gère en ce moment cette affaire opposant la compagnie cinématographique «Gbu li ti mo» conduite par le patron Ephrem Aristide Kondamoyen, au falsificateur Jo Bal habitant au quartier Fatima à Bangui et commerçant au km5. Selon les faits relatés, Jo Bal est un pirate d’images vidéo qu’il reproduit à sa manière et multiplie les disques sur le marché au détriment des vrais propriétaires de la production.

 


© journaldebangui.com
La pochette du DVD
C’est ainsi qu’il a piraté la version originale de la dernière production de M. Kondamoyen intitulé «Faux prophètes du dernier jour» pour aller multiplier, modifier le nom de la production par «Faux pasteur à Bangui» et revendre à sa façon. M. Kondamoyen qui s’en est aperçu, et a donc déposé une plainte contre Jo Bal au niveau de la Brigade criminelle le 30 avril dernier. Laquelle a débarqué pour aller cueillir Jo Bal.

Ce dernier a reconnu les faits qui lui sont reprochés, en précisant qu’il a «acheté» la bande originale à 15.000 F CFA entre les mains d’un certain Quentin qui serait aussi l’un des acteurs du film. Cependant, il aurait demandé au producteur d’acheter la bande à 200.000 F CFA mais que celui-ci a refusé vu le faible montant proposé. L’enquêteur chargé du dossier, lui a demandé donc de verser la somme de 1.200.000 F CFA représentant le remboursement selon la valeur des disques restants. Deux convocations ont été envoyées dont l’une à Quentin le prétendu vendeur de la bande pour y répondre le lundi 7 mai 2012.

Notons que Jo Bal n’est pas à sa première poursuite pour une même affaire car, il aurait été poursuivi par des producteurs centrafricains pour le même cas, notamment Aboubakar Hadji, Thierry Bongolo, Lassa Kossangué et bien d’autres pour piraterie. Cette manière de faire qui enfonce davantage les artistes et producteurs artistiques centrafricains, devarait être punie sévèrement afin de servir d’exemple car la culture centrafricaine ne pourra se démarquer que lorsque tous ces points seront réglés. En attendant, force reste à la loi.

 

 
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