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Centrafrique: Les magistrats veulent s’arrimer à la nouvelle donne

Par Kabongo/Ai Bangui - 29/10/2010

Réunis en assemblée générale à Bangui, ils se séparent le 30 octobre

 

Selon les organisateurs, cette grande rencontre les magistrats échangent sur les différents thèmes liés à la bonne administration de la justice tels que l’éthique, la déontologie judiciaire, la gestion de la carrière, les rapports entre les magistrats et les avocats. A l’ouverture des travaux, le 25 octobre dernier, le Ministre de la Justice Laurent Ngon Baba avait déclaré qu’il souhaite très vivement que cette assemblée générale ouvre des voies afin de répondre aux aspirations des justiciables qui espèrent obtenir de bonnes décisions de justice prises sans complaisance, fondées sur le droit et rien que le droit. Pour le chef de ce département ministériel, cette rencontre qui court toute la semaine est la bienvenue car elle se tient au moment où le corps judiciaire s’apprête à accueillir des auditeurs de justice qui viendront renforcer le corps.

 


© radiookapi.net
Des magistrats prêtant serment
Selon le garde des sceaux, ces assises sont une tradition prescrite par les textes qui organisent le fonctionnement des institutions judiciaires en République Centrafricaine. Des institutions conçues de manière à ce que chaque année, en marge de la rentrée solennelle des cours et tribunaux, les principaux acteurs de la justice que sont les magistrats et les juges des juridictions administratives et financières se retrouvent au cours d’une assemblée générale pour débattre des questions liées au bon fonctionnement du pouvoir judiciaire. C’est pourquoi, le garde des sceaux invite les chefs des juridictions à veiller à la bonne marche de la profession car la sécurité juridique et surtout judiciaire constitue le vecteur de la relance économique d’un pays post conflit comme le nôtre, car pour qui, il est temps de s’interroger sur l’insuffisance des magistrats centrafricains tant en qualité qu’en quantité. C’est-à-dire un juge formé en connexion avec le contexte politique, économique, social et culturel du milieu nationale et international dans lequel il est appelé à exercer sa délicate mission qui est celle de dire le droit, a-t-il expliqué.

En conclusion, le ministre estime que un juge doit dire le droit non pas pour sa satisfaction personnelle mais pour la satisfaction du peuple au nom de qui il rend quotidiennement justice. L’assemblée générale prendra fin le 30 octobre prochain.

 

 
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