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Centrafrique: Libération de Ferdinand Samba

Par journaldebangui.com, AFP - 04/05/2012

Le journaliste et Directeur de publication a été gracié par un décret du président de la République François Bozizé

 

Le directeur de publication du journal Le Démocrate condamné et envoyé en prison le 26 janvier 2012 a recouvré sa liberté en début de soirée de ce jeudi 3 mai 2012 à la suite d’une grâce présidentielle. Cette remise en liberté intervient après la décision unanime de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) de ne pas célébrer la Journée internationale de la Liberté de presse 2012, décriant la situation du journaliste encore en prison.

A quelque chose, malheur est bon, dit-on
La solidarité corporatiste en faveur de la libération du journaliste a payé. Le 2 mai dernier, les festivités marquant la célébration de la Journée internationale de la liberté de la presse ont été converties en une assemblée générale extraordinaire assortie d’une recommandation forte: «les journalistes centrafricains (…) ont décidé de ne de ne pas célébrer cette 21ème journée mondiale de la Liberté de la presse en solidarité avec leur confrère Ferdinand Samba condamné à de lourdes peines et encore détenu dans la tristement célèbre prison de Ngaragba». Puis, selon une source proche de la présidence de la République, le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki Moon aurait contacté directement le Chef de l’Etat sur la situation de ce journaliste. L’effet a été instantané. Le journaliste a donc retrouvé sa famille dans la soirée du jeudi 3 mai 2012. C’est la victoire du combat collectif pour la bonne cause. C’est aussi la victoire du bon sens qu’il faut reconnaître au Président de la République.



 


© journaldebangui.com
Les scellés apposés sur la porte du local
Une grâce saluée par tous les journalistes
Selon, l’AFP, le Conseil exécutif de l'Union des journalistes de Centrafrique, a accueilli avec satisfaction la décision du chef de l'Etat, d'avoir usé de son droit régalien pour libérer notre confrère Ferdinand Samba, a déclaré Maka Gbossokotto, président de l'UJCA. Au nom de toutes les consœurs et de tous les confrères journalistes, le Conseil exécutif remercie très sincèrement le chef de l'Etat pour son courage politique, a-t-il commenté. Dans la mâtinée du 3 mai, M. Gbossokotto, avait annoncé le boycott de la journée mondiale de la presse pour protester contre le maintien en prison de Ferdinand Samba. Nous estimons que c'est malsain et indécent d'organiser la journée mondiale de la liberté de la presse, d'y inviter les autorités dont le chef de l'Etat, alors que notre confrère Ferdinand Samba est en prison et vit dans des conditions difficiles, avait-il alors expliqué. L'UJCA et le ministère de l'Information organisaient traditionnellement chaque année des manifestations pour la journée mondiale de la liberté de la presse. Depuis la prise du pouvoir par le général François Bozizé le 15 mars 2003, celui-ci recevait toujours au palais présidentiel lors d'un dîner à l'occasion du 3 mai, les journalistes des médias publics et privés nationaux et les responsables des associations professionnelles des médias locaux. Un programme pour la journée 2012 avait donc été arrêté, et devait se conclure par la visite du couple présidentiel à la Maison des journalistes et de la presse. Aucune manifestation n'a finalement eu lieu.

M. Ferdinand Samba avait été arrêté puis condamné pour diffamation, injures par voie de presse et incitation à la haine contre le ministre d’Etat aux finances et au budget M. Sylvain Ndoutingaï. Un chef d’accusation qui lui a coûté 10 mois de prison ferme assortis d’une amende et de la fermeture du siège du journal Le Démocrate. Le quotidien, dont le tirage était entre 500 et 1000 exemplaires par jour, a été interdit de parution pour une durée d'un an. M. Samba avait en outre été condamné à une amende d'un million FCFA (1.500 euros), et également un million FCFA de dommages et intérêts à la partie civile. L’article 2 du décret présidentiel précise a cet effet que la grâce présidentielle n’a implication que sur la libération de Samba et qu’en ce qui concerne les amendes, les frais de justices liés à la fermeture du journal, les dommages et intérêts, la décision reste inchangée.

 

 
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