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Centrafrique: Préparatifs de la fête du travail sur fond de tension

Par Pacôme Pabandji - 30/04/2012

Sur l’avenue des Martyrs, par ailleurs, tout est mis en place pour le défilé du mardi 1er mai 2012

 

Les travailleurs de l’Etat centrafricain ont-ils réellement un motif de jouissance en ce 1ermai 2012? Blocage des effets financiers des avancements dans la fonction publique depuis 1986 partiellement débloqués jusqu’en 2007; 36 mois d’arriérés de salaires des anciens régimes gelés par l’actuel régime dans l’abstrait du principe de la continuité de l’Etat; 71 points de revendication répertoriés au CPNC (cadre permanent de négociation et de concertation) restés entiers; des salaires dépréciés par rapport à la cherté de la vie avec incidence sur le panier de la ménagère…bref, on ne sait à quel saints se vouer. Mais, tout ceci n’empêche la célébration de cette journée tant à Bangui que dans les provinces du pays. Sur l’avenue des Martyrs, tout est déjà mis en place pour le défilé du mardi. Les différentes centrales syndicales ont commencé à se préparer depuis quelques jours. Dans l’après-midi du lundi 30 avril 2012, certains fonctionnaires du secteur public et privé recevront des distinctions. La cérémonie sera rehaussée par la présence de quelques membres du gouvernement, du Premier ministre, et de quelques membres des corps diplomatiques.

 


© cap
L'Avenue des martyrs à Bangui est prête pour le défilé du 1er mai
Ainsi va la vie en Centrafrique, comme le premier mai de chaque année, le monde du travail sera en fête. Les fonctionnaires et agents de l’Etat centrafricains ne sont pas du reste pour certains. Ce qui est normal dans une tradition qui honore le génie national. Le travail de par son but ultime de satisfaire les besoins vitaux et sociaux de l’homme est l’activité humaine par excellence qui donne un sens à l’existence de ce dernier en tant que facteur de libération, d’où la nécessité de le célébrer. Cependant, si le travail cesse de satisfaire les besoins donc, ne libère plus, il devient de facto une corvée, un tourment, un peine, un facteur d’avilissement. Il perd de ce fait tout motif de célébration, à moins de vouloir s’abonner au ridicule.

Aux origines, la fête du Travail remontent en 1884 au moment où, lors d'un congrès de la Fédération américaine du travail (FAT), les principaux syndicats ouvriers des Etats-Unis s'étaient donnés deux ans pour imposer aux patrons la limitation de la journée de travail à huit heures. A partir du 1er mai 1886, les travailleurs qui n'avaient pas obtenu la journée de huit heures dans leurs entreprises se mirent en grève. C'est en mémoire de cette lutte des travailleurs que la fête du 1er mai est commémorée.

 

 
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