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Mali: La CEDEAO donne un ultimatum la junte!

Par Idriss Linge - 30/03/2012

Ses membres ont jusqu’à lundi pour remettre le pouvoir, en vue de l’organisation des élections sous peine de sanctions

 

La junte au pouvoir au Mali dispose d'un délai de 72 heures, soit jusqu'à lundi prochain au plus tard, pour rétablir les institutions. Au-delà, l'Afrique de l'Ouest pourrait mettre en place un embargo diplomatique et financier au pays, après la chute du président Amadou Toumani Touré. Les sanctions incluraient une interdiction de voyager et un gel des avoirs dans la région pour les membres de la junte. Une délégation de chefs d'Etat de la CEDEAO (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) conduite par son président en exercice, l'Ivoirien Alassane Ouattara, était attendue hier jeudi 29 mars, à Bamako pour une rencontre avec la junte et son chef, le capitaine Amadou Sanogo. Mais, à la suite d'une manifestation de partisans des putschistes sur le tarmac de l'aéroport, les chefs d'Etat ont annulé leur venue. Alassane Ouattara et ses homologues Blaise Compaoré (Burkina), médiateur dans la crise, Thomas Boni Yayi (Bénin), Ellen Johnson Sirleaf (Liberia) et Mahamadou Issoufou (Niger) se sont finalement retrouvés à Abidjan, pour des discussions à huis clos qui ont duré tout l'après-midi à l'aéroport. La menace d'embargo a été décidée à la suite de ces discussions. Les chefs d'Etat ont aussi demandé à l'Union africaine de renforcer ses propres sanctions contre la junte. Les chefs d'Etat de la CEDEAO exigent sans conditions, le retour à l'ordre constitutionnel au Mali après le putsch du 22 mars contre le président Amadou Toumani Touré. Ils ont déjà suspendu le pays de l’organisation sous régionale, tout en se réservant le droit de recourir à la force.

 


© AFP
La CEDEAO donne un ultimatum la junte au pouvoir au Mali!
C’est dans cette ambiance qu’on a pour la première fois, eu des signes de vie de président renversé, Amadou Toumani Touré. Je suis bien à Bamako, et Dieu merci ma famille et moi nous nous portons tous bien. Ce qui est important à savoir, c'est que je ne suis pas prisonnier. a-t-il affirmé dans une interview retransmise par la radio RFI. Interrogé sur le lieu où il se trouve actuellement, le président ATT a répondu: Est-ce bien la peine? Ce qui est important de savoir, c'est que je ne suis pas prisonnier. Je suis bien évidemment ce qui se passe. Je souhaite de tout mon cœur que la paix, la démocratie, triomphe au Mali. Je n'ai rien d'autre à dire pour le moment. Au Mali, la situation reste instable. Selon des médias qui sont sur place, partisans et adversaires de la junte au pouvoir se seraient affrontés jeudi 28 mars 2012 au quartier général du front anti junte, à Bamako. On déplorerait dans cet incident des blessés. Quant à la rébellion au nord du pays, elle semble continuer son offensive, et gagner du terrain. Des experts de la question font savoir qu’elle s’est renforcée avec la présence des groupes islamistes Djihhadistes. La junte au pouvoir depuis le coup d'Etat militaire du 22 mars et qui avait invoqué l'échec du régime contre la rébellion pour justifier son putsch ne semble pas avoir plus de solution que le régime qu’il a renversé.

 

 
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