DéBATS & OPINIONS  |     KIOSQUE  |    

Centrafrique: L’insécurité, au cœur de la capitale?

Par Fleury Koursany - 27/03/2012

La question pourrait très naturellement être posée d’autant plus que les éléments de réponse peuvent très facilement être identifiables

 

La République Centrafricaine, enregistre de plus en plus, des actes certes isolés, mais qui témoignent que l’insécurité gagne du terrain pour établir son Quartier Général au cœur de la Capitale centrafricaine. Il y a de cela quelques semaines, un compatriote musulman a été victime de la crapulerie de certains jeunes dévergondés qui voulaient lui ôter de force, son téléphone portable. Cet acte de braquage, avait eu lieu, à l’Ecole Koudoukou, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Quelques jours seulement après ce drame, un compatriote tchadien, de la FOMAC, en mission de sécurité en Centrafrique, fait les frais de cette insécurité grandissante en perdant la vie pour des mêmes motifs. Ce second acte de braquage mortel, est toujours l’œuvre de jeunes bandits qui se donnent plaisir à se livrer aux actes de braquages au su et au vu de tout le monde. Si on y ajoute les séries de braquage en plein jour du KM5, sans conteste, on peut conclure que le Centrafricain vit comme dans une jungle où les plus forts ici représentés par les bandits – les godobés – et certains égarés des forces de défense et de sécurité règnent dans notre Cité comme de véritables loups.

 


© journaldebangui.com
Fleury Koursany
Abstraction faite de tout commentaires, ne parlons pas de ce qui est de l’insécurité dans les villes contrôlées par les mouvements rebelles aussi bien locaux qu’étrangers comme l’Armée de Résistance du Seigneur de Joseph Kony et le Front Populaire pour le Redressement de Baba Laddé. Le tout, consolidé par la privation arbitraire de liberté qui semble devenir un mode de gestion de pouvoir en Centrafrique, permet sans conteste de conclure que notre pays est en danger. Un sentiment d’insécurité qui inquiète plus d’un Centrafricain étant entendu que les conséquences qui en découlent ou qui pourraient en découler, risqueraient for bien d’être fatales pour ceux-là même qui minimisent actuellement la portée de cette réalité. Et si le cœur de la Capitale centrafricaine est en danger, c’est l’épicentre même du pouvoir qui l’est aussi.

A moins que l’on accepte volontiers d’ignorer une telle situation pour continuer à jouer les prolongations, histoire de soutenir que le pays n’a pas les moyens pour faire face à cette insécurité suicidaire qui cogne déjà à nos portes. L’insécurité faisant toujours le lit des actions déstabilisatrices, ce serait à bon droit que les autorités centrafricaines puissent prendre conscience de la situation pour être en mesure de parer à l’imprévu. Sinon, et lorsque le pourrissement de la situation atteindra son sommet, nous contemplerons alors ensemble, les gémissements des uns et des autres qui crieront, comme d’habitude au scandale. Et à ce niveau, ne cherchons pas ailleurs des boucs émissaires pour justifier notre incapacité pour ne pas dire notre irresponsabilité du moment à faire régner dans notre Cité, ce pourquoi nous avions accepté de prendre le pouvoir et qui a pour nom : Sécurité des personnes et de leurs biens.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués