NATIONALE  |     INTERNATIONALE  |    

Affaire CEMAC: Sassou N’Guesso saisi comme médiateur

Par journaldebangui.com, apa - 23/03/2012

A la suite du refoulement du président de la commission par Bangui, les autorités camerounaises prient le président congolais de «régler cet incident diplomatique»

 

Selon l’APA qui livre l’information, le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, par ailleurs président en exercice de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), vient d’être saisi par les autorités camerounaises en vue de servir de médiateur après le refoulement par la République centrafricaine du président de la Commission de cette institution, Antoine Ntsimi. Dans un bref communiqué lu sur les ondes de la radio publique camerounaise (CRTV), le ministre des Relations extérieures (MINREX), Pierre Moukoko Mbonjo, indique que M. Sassou a été prié de «régler cet incident diplomatique».

 


© republicoftogo.com
Le président Sassou du Congo Brazzaville joue les arbitres
Antoine Ntsimi, en provenance du Cameroun où il venait de passer quelques jours de congé et à bord d’un vol d’Ethiopian Airlines, avait été interdit de fouler le sol centrafricain par de hauts gradés de l’armée. Après quoi, ils l’ont obligé de continuer son voyage vers l’Ethiopie où il fut momentanément pris en charge par l’ambassade du Cameroun dans ce pays. Rentré dans son pays natal jeudi 22 mars, il a été reçu en audience le même jour en soirée par le MINREX, «sur instructions» du président Paul Biya.

Cet incident intervient au lendemain d’une violente sortie contre Antoine Ntsimi par le chef de l’Etat centrafricain, François Bozizé, qui dans une intervention télévisée l’avait accusé d’immobilisme, de «faire de la CEMAC sa propriété». Il ne respecte plus les textes, fait traîner la sous-région et les sommets de l’organisation sont reportés d’année en année, avait en substance déclaré M. Bozizé, regrettant que la CEMAC soit devenue un organisme sans agenda. Le président centrafricain lui reproche son inertie et l’accuse de «bloquer» les dossiers liés à l’intégration sous-régionale. Ancien ministre des Finances, Antoine Ntsimi, qui avait eu la redoutable tâche d’annoncer au monde la dévaluation du franc CFA, le 14 janvier 1994 à Dakar (Sénégal), avait été désigné à la présidence de la Commission en avril 2007. Depuis peu, non seulement des responsables de la sous-région dénoncent ses méthodes de gestion, mais en plus certains chefs d’Etat, selon des indiscrétions, souhaitent que le poste ne soit plus la propriété du Cameroun, mais obéisse, comme beaucoup d’autres, au principe de rotation.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués