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L’aide de la communauté internationale pour les forces nationales

Par journaldebangui.com - 26/10/2010

C'est une sollicitation du gouvernement centrafricain pour assurer la suite des opérations après le retrait de la MINURCAT

 

Depuis le 30 juillet dernier, les Etats centrafricains et tchadiens préparent à leur niveau le retrait progressif des forces des nations unies. A ce moment là, le Représentant permanent du Tchad auprès de l’ONU et le Ministre centrafricain des affaires étrangères avaient pris la parole pour préciser leur position. Ce dernier, M. Antoine Gambi, avait réitéré que le Gouvernement centrafricain préférait un appui direct pour renforcer les capacités de ses forces armées au déploiement d’une opération de l’ONU. M. Youssef Mahmoud, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission avait assuré que la situation en matière de sécurité dans l’est du Tchad était restée relativement calme au cours de la période examinée. Il a estimé que, d’une part, les fortes pluies qu’a connues le pays et, d’autre part, la vigilance des forces nationales et conjointes du Tchad et du Soudan aux frontières ont contribué à la réduction des violences dans la zone. «La situation humanitaire continue toutefois d’être préoccupante», avait-t-il signalé, des centaines de milliers de réfugiés soudanais et centrafricains dépendent de la protection et de l’aide fournie par huit institutions spécialisées, fonds et programmes de l’ONU et 70 organisations non gouvernementales (ONG).

M. Youssef Mahmoud a notamment souligné la nécessité d’appuyer le Détachement intégré de sécurité (DIS) afin de continuer à assurer la protection des civils dans l’est du Tchad après le départ de la MINURCAT. Il a aussi évoqué la gestion de la sécurité dans le nord-est de la République centrafricaine, en soulignant que le Gouvernement tchadien ne disposait pas d’une capacité suffisante pour assurer le maintien de l’ordre dans la région, surtout après le retrait de la Mission. Après avoir mis en exergue les efforts menés par le Gouvernement tchadien pour s’acquitter de ses obligations en matière de protection des civils et salué l’appui fourni, en ce sens, par la MINURCAT, le Représentant spécial s’est attardé sur le renforcement du Détachement intégré de sécurité. «Toutes les fonctions administratives de la Mission seront transférées au DIS, et d’ici à la fin de l’année, il sera composé, grâce au recrutement de 200 éléments formés supplémentaires, d’un effectif total de 1 000 personnes», a-t-il indiqué.

 


© www.defense.gouv.fr
L’armée burkinabée qui a été projetée au Darfour et en République centrafricaine dans le cadre des Nations unies
Le Représentant permanent du Tchad, M. Ahmad Allam-mi, qui était intervenu pour réaffirmer «l’engagement de son pays à remplir sa mission de protection de civils, et notamment des réfugiés et personnes déplacées, jusqu’à leur retour volontaire sur leurs sites d’origine», avait assuré que la mise en œuvre du plan permettra au DIS de faire régner la sécurité dans les camps et aux alentours; de fournir des escortes et d’assurer la sécurité de la zone en coordination avec la Gendarmerie et la Garde nationale du Tchad. Pour ce qui est de la situation en République centrafricaine, le Représentant spécial a indiqué que la sécurité dans le nord-est du pays demeurait volatile. «Étant donné le retrait imminent de la MINURCAT et la capacité limitée du Gouvernement à assurer la sécurité dans la région, les attaques présumées par des éléments affiliés à l’Armée de résistance du Seigneur sont préoccupantes», a-t-il fait remarquer. Pour le Chef de la MINURCAT, «tout doit être fait pour aider le Gouvernement de la République centrafricaine à déployer des forces additionnelles».

Prenant ensuite la parole, le Ministre centrafricain des affaires étrangères, M. Antoine Gambi, a reconnu que les Forces armées de la République centrafricaine manquaient cruellement de matériels et d’équipements «pour garantir la sécurité des personnes et des biens, des réfugiés, des personnes déplacées et du personnel humanitaire dans la région». Il a confirmé que son pays demande aux pays amis et à la communauté internationale de l’assister à renforcer les capacités opérationnelles de ses forces armées et de ses forces de défense et de sécurité. «À cet effet, une expression des besoins a été adressée au Conseil de sécurité», a-t-il précisé. M. Gambi a ajouté que le retrait de la MINURCAT représentait une opportunité pour soutenir les efforts de réforme du secteur de la sécurité engagés par son gouvernement. «Nous estimons que la rétrocession des moyens logistiques et des installations utilisés par la MINURCAT aux Forces armées centrafricaines permettrait d’accélérer ce processus», a-t-il ainsi déclaré. «Aidez-nous à nous prendre en charge pour assurer notre sécurité», a-t-il dit, en s’adressant, avant de conclure, aux membres du Conseil de sécurité.

 

 
MOTS CLES :  Centrafrique   Armée   Aide   Minurcat 

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