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Sénégal/ Elections: Une campagne présidentielle dans les violences

Par Idriss Linge - 20/02/2012

Des affrontements ont impliqué des confréries religieuses après qu’on ait lancé du lacrymogène dans une mosquée

 

A quelques jours du 1er tour de la présidentielle du 26 février prochain, la tension reste vive au Sénégal où de nouveaux affrontements ont eu lieu dimanche 19 février à Dakar après deux jours de violences liées à la contestation de la candidature du chef de l'Etat sortant Abdoulaye Wade. De mardi à samedi la semaine dernière, toutes les tentatives des opposants de manifester pour le retrait de la candidature de Wade au scrutin ont été réprimées par les forces de l’ordre. Aucune manifestation n'avait été programmée dimanche. Mais un rassemblement devant une mosquée de la capitale à l'intérieur de laquelle un policier a lancé des grenades lacrymogènes pendant les violences de vendredi a dégénéré en affrontement avec des policiers. Environ un millier d'adeptes de la confrérie des Tidianes s'étaient rassemblés devant cette mosquée, la Zawiya El Hadj Malick Sy, afin de protester contre cette projection de grenades lacrymogènes dans son enceinte, où se trouvaient des fidèles. Un geste considéré comme «une profanation» par la communauté, l’une des plus influentes du pays, à 95% musulmane. Des leaders du mouvement du 23 juin (M23, coalition d’opposition et d’organisations de la société civile), s’étaient joints aux fidèles, priant agenouillés devant la mosquée.

 


© Reuters
La tension reste vive à Dakar au Sénégal
Dans un point de presse tenu lundi 20 février 2012 dans la matinée, Le M23 se dit ferme dans sa croisade contre la candidature de Wade et tient à harmoniser ses actions avec les manifestations notées sur l’étendue du territoire nationale. Ce qui nous fait le plus mal, c’est que la répression policière de la manifestation d’hier à Dakar et l’attaque de la Zawiyya El hadji Malick Sy, soient commanditées par Ousmane Ngom qui est originaire de cette ville. C’est comme s’il cherchait à détruire la réputation de cette région, s’est exclamée une manifestante selon des informations rapportée par le site Presafrik. Les manifestations insurrectionnelles ont éclaté la semaine dernière lorsque la Cour constitutionnelle a pourtant validé la candidature d'Abdoulaye Wade et exclu le chanteur Youssou Ndour. Dix des personnes qui ont vu leurs candidatures rejetées ont rejoint le M 23 et tous demandent le départ d'Abdoulaye Wade. Mais, problème, aucun candidat de l'opposition ne fait vraiment le poids face au «vieux», d'autant que les Sénégalais pressentent que Wade pourrait ne pas aller jusqu'au bout de son nouveau mandat, vu son âge et sa santé. Certains observateurs veulent voir dans la situation sénégalaise un remake de la crise ivoirienne. Au Maghreb, les révolutions du printemps dernier ont généré un processus de transition et d'élection démocratique. Wade a choisi de s’accrocher et la conjoncture internationale y est favorable. La France et les Etats-Unis sont en période électorale et n’auront pas envie de s’engager dans un nouveau conflit. Election ou pas élection, les yeux sont tournés vers le Sénégal.

 

 
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