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Bangui: Difficile gestion des ordures à travers la ville

Par RJDH - 17/02/2012

La situation du marché Mamadou Mbaïki dans le 3ème arrondissement de Bangui pose un réel problème d’environnement

 

A travers la ville de Bangui, les ordures ménagères trainent partout et dégagent une odeur nauséabonde qui indispose la population. Nous avons des balayeurs, à partir de 18 heures, lorsque les commerçants quittent le marché, enlèvent les ordures de la journée et les déversent au niveau du dépotoir indiqué par la Mairie de Bangui qui doit à son tour les emmener plus loin, mais cela ne se fait pas comme il se doit, a déploré Dieudonné Damas, responsable de l’entretien et d’hygiène du marché Km5. Le responsable de la gestion des ordures ménagères à la Mairie de Bangui, Félix Féindiro, quant à lui a évoqué des raisons techniques qui ne permettent pas au service de bien faire le travail. Les véhicules de la Mairie sont peu nombreux, souvent ils tombent en panne et cela entrave la bonne marche de la collecte des ordures dans les marchés, a-t-il indiqué. Toutefois, il estime que la responsabilité est partagée. Parce que, dit-il, c’est le Projet d’urgence de réhabilitation des infrastructures et des services urbains (PURISU) qui intervient dans les 6ème, 8ème, 5ème, et 3ème arrondissements. La Mairie quant à elle s’occupe des domaines publics et des abonnés du 1er arrondissement.

 


© cpi
Bangui, la Coquette
Or le PURISU n’a pas vocation à enlever des ordures, il a pour vocation d’aider la Mairie de à organiser la collecte des ordures, aider la Mairie à construire les dépôts de transit, l’aider à acheter des bacs amovibles, à réhabiliter la décharge finale. La gestion proprement dite est faite par la Mairie de Bangui, a relevé le Directeur général de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public en Centrafrique (AGETIP CAF) Marcel Nganassem. C’est exceptionnellement que les bailleurs de fonds aient accepté de payer l’enlèvement de nos ordures pendant trois années, le temps que notre pays qui sort d’une crise se rétablisse pour reprendre le financement, a-t-il précisé. Selon lui, le travail du PURISU consiste essentiellement à payer les factures lorsque la Mairie envoie les factures de prestation de service entreprises chargées d’enlever les ordures. L’AGETIP CAF paie avec le fonds du projet, mais le contrôle, l’organisation, l’enlèvement des ordures est la mission de la Mairie de Bangui, a-t-il précisé.

Toutefois, le chargé de la gestion des ordures ménagère de la Mairie de Bangui, Félix Féindiro, propose l’extension du projet PURISU dans les autres arrondissements de Bangui qui ne connaissent pas la gestion des ordures. Bientôt la saison de pluie, la ville de Bangui a connu des inondations dans les années précédentes, il est donc nécessaire de faire un bon planning d’enlèvement des ordures et suivre ce programme comme il se doit pour éviter les débordements des canaux saturés, a-t-il souhaité. Mais pour le directeur général de l’AGETIP CAF Marcel Nganasem, il appartient à la Mairie de Bangui de veiller à ce que les entreprise ayant signé un contrat avec elle fassent correctement leur travail.

 

 
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