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Can 2012: La Zambie au firmament!

Par Etienne Fréjus Tchana - 13/02/2012

Au terme d’une finale intense et à suspense, les Chipolopolo ont remporté leur première Can face à la Côte d’ivoire aux tirs au but (0-0, 8-7)

 

Hommage aux disparus du crash Zambien
Ce dimanche à Libreville, les disparus du crash Zambien du 27 avril 1993 ont reçu le plus beau des hommages. En venant à bout de la Côte d'Ivoire à l'issue d'une séance de tirs au but insoutenable de suspense (0-0, 7-8 aux tab), la Zambie a inscrit son nom au palmarès des vainqueurs de la Can. Cette finale, les uns la jouaient pour leurs aînés disparus, les autres pour un pays déchiré par un conflit politique, qui l'an dernier encore faisait des centaines de victimes. Les premiers, inattendus à ce stade ultime, n'avaient en théorie rien à perdre, si ce n'est dans le discours de leur sélectionneur, le Savoyard Hervé Renard, qui lui n'envisageait que la gagne après les victoires au culot de ses hommes sur le Sénégal (2-1 au premier tour) ou encore le Ghana (1-0 en demie), deux grands favoris de la compétition. Les seconds, eux, avaient de fait toute la pression sur leurs larges épaules d'Eléphants.

 


La joie des "Chipolopolo" zambiens à Libreville
Au terme d'une finale plutôt pauvre sur le plan technique (0-0), à la fin du temps réglementaire, premier score vierge du tournoi, ponctué par une séance de tirs au but intense, ce sont les Chipolopolos qui succèdent à l'Egypte au palmarès. Près de dix-neuf ans après le tragique accident d'avion qui coûta la vie à trente personnes, dont dix-huit joueurs de la sélection zambienne, les "Boulets de cuivre" ont essuyé la plupart des larmes de leurs compatriotes, comme le souhaitait Emmanuel Mayuka avant la finale. Côté ivoirien, Didier Drogba, héros malheureux de cette finale, il a manqué un penalty dans le temps réglementaire, qui aurait pu offrir un deuxième sacre aux Ivoirien, 20 ans après le premier.

La victoire zambienne a été construire autour de plusieurs facteurs. D’abord la stabilité du groupe. Les treize joueurs participants à la Can 2012, étaient présents lors de la Can 2008 et seize joueurs avaient pris part à la Can 2010. Ensuite, il y a le drame qui a renforcé ce groupe et la clairvoyance de Kalusha Byalya, le président de la Fédération, qui a su faire revenir Hervé Renard. Surtout que Pour faire mûrir ce groupe, il fallait un technicien compétent. L’ancien adjoint de Claude Le Roy en équipe du Ghana, s’est bien acclimaté au football zambien lors de son premier passage à la tête de la sélection zambienne, en 2008-2010. Mieux: le Français a su tirer le meilleur du style chipolopolo tout en y apportant la rigueur nécessaire durant les grandes compétitions. Le sélectionneur a su aussi se faire respecter de ses hommes. Il n’a pas hésité à exclure Clifford Mulenga, lorsque l’attaquant a commis un écart de conduite et a refusé de s’excuser.

 


Piètre consolation pour les perdants ivoiriens
La victoire d’entrée face au Sénégal (2-1) a aussi fait beaucoup de bien. Plus généralement, les Zambiens ont prouvé leur valeur durant cette Can 2012. Méconnus du grand public, les joueurs ont tenu la dragée haute à des adversaires plus réputés et qui évoluent dans les meilleurs clubs d’Europe. Les Chipolopolo ont prouvé une nouvelle fois qu’une équipe pouvait remporter la Can avec une majorité de joueurs évoluant sur le continent.

Et pendant ce temps en côte d'Ivoire...
Côté ivoirien la déception est totale. A la fin, François Zahoui, ruminait encore cette première mi-temps ratée. On a eu l'opportunité de marquer les premiers, on ne l'a pas fait. La Zambie a ensuite pris confiance. On n'a jamais su développer notre jeu. La Zambie l'a-t-elle surprise à ce point? Non, on savait que ça allait être une finale compliquée, la Zambie voulait la Coupe comme nous et ils ne sont pas arrivés là par hasard. Je crois que l'on n'a pas su tuer le match. Ce fut une finale indécise, mais les joueurs sont allés au bout d'eux-mêmes. Ceci alors que son collègue Hervé Renard et ses hommes sont au firmament: C'est quelque chose d'énorme, qui paraissait irréalisable avant la compétition mais, au fil des jours de préparation et de compétition, on a commencé à croire en nous. Nous ne sommes pas les meilleurs mais on avait une force qui nous animait et qui a fait la différence. On a eu aussi de la réussite, tout a tourné rond pour nous.
 
MOTS CLES :  Can   2012   Finale   Zambie   Côte D'ivoire   Coupe   Gabon   Guinée équatoriale 

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