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RCA: La Communauté internationale et le gouvernement font le point

Par Kabongo/Africa-info - 23/10/2010

Une réunion entre les acteurs politiques et la communauté internationale s'est tenue à Bangui, la capitale

 

C'était en présence de la représentante spéciale du secrétaire général des Nations Unies Sahle Work Zewde, présidente du comité de pilotage du DDR et du processus électoral en république centrafricaine, du représentant de l'Union Européenne Guy Samzun et des membres du corps diplomatique. Il s'agissait pour les acteurs politiques et la communauté internationale de faire le point sur les préparatifs des élections en Centrafrique et l'évolution du processus du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR). D'entré du jeu, le Président de la République qui prenait personnellement part à cette rencontre a planté le décor avant de passer la parole aux personnalités impliquées dans l'exécution du processus DDR et l'organisation des élections en Centrafrique. «La rencontre est la suite d'une série d'autres que j'ai moi-même initiée. C'est aussi une occasion pour nous de passer en revue les actions que nous-mêmes et nos partenaires directement impliqués dans la conduite de ces travaux menons », a introduit M Bozizé rappelant qu'il y a de cela un an que la Commission Electorale Indépendante (CEI) existe, malheureusement les choses piétinent. «Où en sommes-nous avec les préparatifs des élections?, Y-a-t-il des problèmes?» s'est interrogé le numéro un centrafricain et candidat à sa propre succession.

A toutes ces interrogations, des personnalités tant étrangères que nationales se sont succédées à la tribune pour apporter quelques éléments de réponses. Mme Sahle Zewdé, retraçant l'historique de la création du comité de pilotage des élections a fait savoir qu'il a été mis sur pied suite à une recommandation d'une mission venue de New York. Cette mission qui en réalité, selon elle, ne mettait qu'en œuvre les recommandations adoptées par le Secrétaire Général des Nations Unies il y a de cela un an. Elle a expliqué que le comité se réunit régulièrement pour faire le point sur les rapports d'étape de la CEI et en même temps, faire des propositions qui sont mises en œuvre par la CEI. «Cependant, le comité se penche encore sur le recensement électoral qui va prendre fin dans trois jours. Cela ne va pas se faire comme sur des roulettes car il y a les problèmes des cartes d'électeurs, le traitement et l'informatisation des données de recensements. Nous allons nous retrouver très prochainement pour essayer de trouver des solutions à tous ces problèmes», a-t-elle indiqué. Après avoir écouté Mme Sahle, le chef de l'Etat a pris la parole pour souligner le caractère très capital du DDR. «Sans le DDR, l'élection ne peut pas avoir lieu et la CEI ne peut rien faire», a-t-il martelé.

 


© Republicoftogo.com
Le Ministre délégué à la Présidence, chargé du DDR, le Général Paul Raymond Ndougou prenant la parole s'est félicité de la bonne marche du processus du DDR en Centrafrique par rapport à celui de la Côte-d'Ivoire et de la Somalie. «En deux ans, nous avons fait la liste, des études sociaux et maintenant nous avons fini la vérification des listes dans le Nord Ouest et nous sommes prêts à désarmer au mois de novembre les rebelles de l'APRD et l'UFR», a-t-il annoncé. A en croire M Ndougou, après le Nord Ouest, cela sera au tour des ex-rebelles de la Vakaga. «Compte tenu de l'impraticabilité de la route, il serait souhaitable de trouver des avions pour se rendre dans la Vakaga et cela sans doute coûtera les yeux de la tête», a-t-il conclu. Pour le Président de la CEI, le Révérend Pasteur Joseph Binguimale, «il y avait certes un climat de manque de confiance entre nos partenaires et nous». «Je pense que cette situation est entrain d'être surmonter aujourd'hui et je crois que la date du 23 janvier sera tenue», a-t-il rassuré.

Les bailleurs de fonds, représentés par le représentant résident du Pnud, le financement des élections est divisé en deux parties. «Il y a une partie qui concerne le soutien de la communauté international au niveau du déroulement direct, c'est-à-dire, le processus électoral et le recensement. Et la deuxième partie concerne le fonctionnement de la CEI» a spécifié M Bo-Shack, expliquant en passant que ce climat de manque de confiance dont fait allusion le président de la CEI est la résultante du non respect du chronogramme harmonisé par la CEI, lequel chronogramme a été adopté lors de la réunion du comité de pilotage fixant la date limite de dépôt de candidature et des dépenses non justifiées par la CEI. A l'en croire, à ces problèmes viennent s'ajouter ceux de l'informatisation des données de recensement électorales qui n'ont pas été prévus dans le budget prévu et le dysfonctionnement dans certains postes et bureaux de recensements.

Le chef de la délégation de l'Union Européenne Guy Samzun, a quant à lui soutenu que la communauté internationale et plus précisément l'Union européenne est toujours derrière la RCA pour le financement des élections, le DDR et la Micopax (Mission de Consolidation de la Paix en Centrafrique). Seulement, il a expliqué que les difficultés rencontrées par la CEI sont d'ordre fonctionnel. Il a cité entre autres couacs, le report de dépôt de candidature par la CEI, des décisions d'annulation des circonscriptions, l'informatisation et le fameux marché que l'Union européenne devrait racheter à la CEI. M Samzum a rappelé que tous les éléments nouveaux que la communauté internationale découvre au jour le jour ont soit une incidence financière, soit retarde le processus électoral. «Ce débat va permettre au gouvernement de suivre au jour le jour le processus électoral et le chronogramme» a déclaré le chef du gouvernement Touadera, rassurant les partenaires que les réunions du comité de pilotage des élections seront désormais comme une boussole. «Pourquoi les autres réussissent et nous pas? Pourquoi au Gabon en trois mois seulement les élections se sont déroulées?», S'est encore interrogé le chef de l'Etat Bozize. «Je répète, les membres de la CEI doivent se ressaisir, sinon qu'ils démissionnent. Que cela soit clair», a rougit le Président.

 

 

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