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Centrafrique: L’OMCA pour la suppression de l’émission «Yé so é lingbi ti inga»

Par Fleury Koursany - 23/01/2012

«Yé so é lingbi ti inga» - entendez «ce que nous devrons savoir» est une émission diffusée sur les ondes de Radio Centrafrique.

 

Elle permet à des Centrafricains se réclamant proches du pouvoir de faire connaître à l’opinion publique nationale, des faits pour ne pas dire les prouesses du régime actuel. L’idée en soi n’est pas si mauvaise si seulement l’émission «Yé so é lingbi ti inga» respectait scrupuleusement, la ligne éditoriale pour laquelle elle avait été créée. Mais, de plus en plus, et au-delà de son caractère tendancieux qui ne gêne outre mesure, l’émission «Yé so é lingbi ti inga» s’est transformée en une tribune de lynchage médiatique pour tous ceux et celles qui ne pensent pas comme les «maîtres à penser» du régime de Bangui. Victime du lynchage médiatique des animateurs de l’émission «Yé so é lingbi ti inga», Emmanuel Cyrrus Sandy, Directeur de Publication du Journal «MEDIAS+» a écrit au ministre de la Communication pour exiger un droit de réponse sur les ondes de la Radio Centrafrique afin de rétablir son honneur ainsi que celui de son entreprise de presse qui selon l’intéressé ont été mise en cause.

 


© journaldebangui.com
Les locaux du Conseil de la communication à Bangui
Cette correspondance de Monsieur Sandy adressée au ministre de tutelle est restée lettre morte jusqu’à ce jour. L’Observatoire des Médias en Centrafrique (OMCA), s’est donc autosaisi de cette situation pour constater que «les propos tenus dans les émissions susvisées relèvent de l’apologie de crimes, d’appel à meurtre et à la vindicte populaire, d’accusations sans fondement, de la calomnie et de la diffamation». L’OMCA en appelle donc à la sagesse du président de la République, garant de la cohésion nationale et de la paix pour que soit décréter la suppression pure et simple de l’émission Yé so é lingbi ti inga», parce qu’elle ne contribue pas à renforcer la cohésion nationale, à rassembler les centrafricains et à les réconcilier – bien au contraire. L’OMCA en profite pour exiger des Directeurs de publication, des responsables des rédactions et des journalistes, davantage de modération, de responsabilité et de rigueur dans le traitement et la publication ou la diffusion des informations dans le seul ut de garantir la cohésion nationale et la paix tout en évitant que les problèmes déontologiques ne deviennent le poison de la démocratie du fait du contexte politique complexe et de l’histoire récente et toujours tumultueuse du pays.

 

 
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