ECONOMIE ET BUSINESS  |    

Centrafrique: Des entreprises publiques sans Conseils d’Administration

Par journaldebangui.com, AFP - 13/01/2012

Ils ont été dissouts par le président de la République à cause de leurs échecs dans les missions qui leur ont été assignées

 

D’après l’Agence France presse qui rapporte les propos du président François Bozizé qui s’est exprimé à la télévision nationale, ce sont neuf sociétés d'Etat, huit offices publics, huit agences et quatre fonds qui sont concernés par le décret présidentiel et placés sous la surveillance directe du chef de l’état à travers un Conseil spécial de surveillance et de redressement (CSSREOP). Pour lui tous les conseils d'administration des entreprises publiques centrafricaines ont échoué, a-t-il déclaré alors qu’il venait de présider la première réunion dudit CSSREOP, en même tant qu’il le créait. Ce Conseil administre désormais toutes les entreprises et offices publics. Il a ajouté avec amertume qu’aucune société ne produit de bons résultats aujourd'hui (...) et nous ne voulons pas les voir ici, pour qu'ils se mettent à nous dire mille et une chose inutiles. C'est pour cela que nous les avons dissous et j'ai décidé de prendre le taureau par les cornes, a martelé M.Bozizé.

 


© journaldebangui.com
Mme Marie Claire Bitouanga, la DG du FER à Bangui
Dans son combat contre les maux qui minent et gangrènent les administrations centrafricaines l’avenir selon le premier citoyen est de parvenir à l'orthodoxie de l'administration financière. Le laisser-aller est tel que ça grogne dans le pays, et il y a aussi les reproches de nos partenaires a-t-il ajouté. La présidence centrafricaine a donc annoncé à la fin du mois de décembre 2011, des mesures afin de sécuriser les recettes de l'Etat et améliorer la maîtrise des dépenses publiques, à partir du 1er janvier 2012. En outre, elle s’était engagée à prendre les mesures nécessaires pour sanctionner et mettre «hors d’état de nuire» les auteurs de malversations financières. Sur le chemin du redressement, et pour que les reformes structurelles puissent avoir l’impact sur ce pays d’environ 5 millions de personnes, plusieurs institutions de financement du développement préconisent une lutte sévère contre la corruption et le règlement politique des crises politico-militaires qui secouent ce pays riche en matières premières. Pourtant, la Centrafrique est classée 154e, sur 182 pays, dans le dernier indice de perception de la corruption (2011) de l'organisation Transparency international et la prévision de taux de croissance est d’environ 4,5% en 2012 avec un PIB par habitant de 477 $ en 2010.

 

 
MOTS CLES :  Conseils Administration   Dissolution   échecs   Bozizé 

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués