SOCIéTé  |    

Centrafrique: Le chef rebelle Laddé se défend des accusations de violences

Par journaldebangui.com, AFP - 07/12/2011

Il incrimine les autorités tchadiennes de manipuler d’autres rebelles en territoire centrafricain

 

Selon des informations de l’Agence française de presse, le chef rebelle tchadien Baba Laddé du Front populaire pour le redressement (FPR), dont les hommes vivent actuellement dans le centre de la Centrafrique, a démenti les actes de violences dont il est accusé et s'affirme toujours prêt à négocier. Nous n'avons rien à voir avec l'attaque de lundi. Cette attaque est l'œuvre de rebelles manipulés par l'ambassade du Tchad, a-t-i affirmé à l'AFP à propos de l'attaque lundi d'un convoi par des coupeurs de route qui a fait trois morts à Libi village entre Damara (60 km nord de Bangui) et Sibut (100 km nord Bangui). Dans un communiqué du ministère centrafricain de la Défense, l’on apprend que des hommes de la Garde républicaine déployés dans le secteur auraient mis en déroute les malfrats. A l'heure actuelle toute la localité est sous contrôle des éléments des forces armées centrafricaines et la population vaque librement à ses occupations. Nous avons toujours lutté contre les coupeurs de route. C'est nous (le FPR) qui avons sécurisé les axes dans le passé, a-t-il assuré alors que le président centrafricain Bozizé l'a accusé lors des fêtes du 1er décembre d'être un escroc et un voleur de bétail qui dépossède les éleveurs peuls de leur bétail.

 


© journaldebangui.com
Général rebelle Baba Laddé, il devait partir depuis juin 2011 de la RCA
Pourtant, le Général rebelle affirme pour sa part être un défenseur des éleveurs peuls, mais c'est tout à fait le contraire. Il les traque, il vole leur bétail, il vole leur argent. Mais ceux-ci finiront par se retourner contre lui, avait déclaré le président Bozizé, alors que le préfet de la région de Bambari a accusé les hommes du FPR de vivre de pillage et de racket, ainsi que d'enrôler des jeunes peuls de force. Joint depuis Libreville, Baba Laddé a aussi démenti ces accusations, reconnaissant toutefois prélever une cotisation en contrepartie des services rendus pour assurer la tranquillité et la sécurité des éleveurs peuls. Ce sont nos gens, nous les protégeons. Je peux comprendre le président Bozizé, nous sommes dans son pays, a-t-il ajouté Mais, nous voulons la paix. Nous sommes toujours prêts à négocier. Baba Laddé a accusé le président tchadien Idriss Deby Itno de ne pas vouloir négocier. Il dit qu'il veut discuter avec tous les Tchadiens mais de quels Tchadiens parle-t-il? Nous voulons des négociations avec la présence de la communauté internationale, a ajouté Baba Laddé.

Le FPR occupe depuis début août la localité de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre) et Kouango, sans que les tentatives de négociation aient pu aboutir. Le 10 août, le médiateur centrafricain Mgr Paulin Pomodimo avait affirmé avoir convaincu le général Abdel Kader Baba Laddé de se rendre à N'Djamena pour discuter, mais celui ci s'était refusé fin août à toute négociation sans la présence de l'ONU.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués