SOCIéTé  |    

RASALAC: Fin des travaux de l’assemblée générale ordinaire

Par Pacôme PABANDJI - 05/12/2011

Il y a déjà un an, une plate-forme a vue jour dans la Convention de Kinshasa pour lutter contre la circulation des armes légères et de petit calibre

 

La question de la sécurité et de la paix présente encore des inquiétudes aujourd’hui à travers le monde, car elle est la condition sine qua non de développement d’un pays. La circulation illégale des armes légères a été identifiée comme un grand facteur déterminant dans la détérioration de la situation sécuritaire dans les pays d’Afrique en général et ceux d’Afrique centrale en particulier, d’où nécessité pour les Etats et ONG d’engager des grandes actions en faveur de la lutte contre la prolifération de ces armes. C’est ainsi qu’il y a déjà un an, une plate-forme a vue jour dans la Convention de Kinshasa, notamment le Réseau d’action sur les armes légères en Afrique centrale (RASALAC) pour lutter contre la circulation des armes légères et de petit calibre (ALPC). La rencontre de cette plate-forme qui vient de prendre fin à Bangui, s’inscrit dans le cadre de l’adoption des textes statutaires et du plan stratégique de l’organe.

Déjà à l’ouverture des travaux, le ministre centrafricain de l’administration du territoire, M. Josué Binoua a présenté l’urgente nécessité d’une action salutaire comme celle menée par le RASALAC, afin de réduire significativement les problèmes de sécurité dans les pays de l’Afrique centrale liés à la circulation d’armes légères. Pour le ministre, depuis plus d’une décennie déjà, la sous région de l’Afrique centrale a été et est encore secouée par des conflits de formes diverses qui ont fondamentalement altéré les conditions de vie des populations des pays concernés, sapant les fondements de leurs projets de développement et créant les conditions d’une insécurité difficile à juguler. Il pointe du doigt la circulation des armes légères. Donc, la contribution du RASALAC est à apprécier à juste valeur.

 


© journaldebangui.com
Au milieu c'est le Représentant personnel du ministre, à gauche le président du RASALAC et à droite le SG de la CEEAC
En clôturant les travaux, M. Bernard Kpongaba a reconnu que la République centrafricaine «ne jouit pas de la plénitude de tous les attributs de sa souveraineté à cause de la circulation des armes légères qui a occasionné une insécurité de haut niveau» et a souhaité la bienvenue à la mission de RASALAC. Ce réseau a pour principaux partenaires IANSA, GRIP et la CEEAC. En ce moment, le RASALAC entend étendre ses activités avec l’approbation de la démarche de son agrément en République du Tchad. Aussi, au cours de cette assemblée générale les participants ont-ils mis en place la sous-commission technique pour rédiger le règlement intérieur en tenant compte des orientations de l’Assemblée générale. C’est cette sous-commission technique qui a proposé le logo qui a été adopté. Concernant l’adoption du plan stratégique 2012-2015 et d’un plan opérationnel 2012, il a été question de renforcer les capacités des organisations membres, de sensibiliser et plaidoyer en faveur de la Convention de Kinshasa et des autres instruments juridiques sur les ALPC, de mobiliser des ressources financières pour la pérennisation du réseau et de définir des actions prioritaires pour l’année 2012.

Par ailleurs, trois recommandations ont été formulées:
Recommandation au RASALAC: inclure dans le reportage des activités le bilan financier, accélérer le processus d’agrément au niveau du Tchad et la reconnaissance du réseau dans les autres pays de la CEEAC, mobiliser les ressources nécessaires pour un meilleur fonctionnement du réseau et assurer une gestion décentralisée des activités et des fonds du réseau.
Aux Etats de la CEEAC: rendre effectif les Commissions nationales de contrôle des ALPC, harmoniser et/ou élaborer les nouvelles lois relatives au contrôle et gestion des ALPC au regard de la Convention de Kinshasa, intégrer la société civile dans toutes rencontres nationales, sous-régionales et internationales liées à la problématique des ALPC, inscrire dans les budgets nationaux les projets liés aux ALPC, procéder et/ou accélérer la ratification et la mise en œuvre de la Convention de Kinshasa et appuyer sa mise en œuvre.
Aux partenaires: accompagner le RASALAC dans le plaidoyer pour la mobilisation des ressources, appuyer la mise en œuvre du plan opérationnel du RASALAC, continuer d’accompagner et de soutenir le réseau.

 

 
MOTS CLES :

0 COMMENTAIRES

Afficher tous les commentaires | Poster un commentaire

POSTER UN COMMENTAIRE

Identifiez- vous : pseudo* e-mail
Titre du commentaire
votre commentaire
Etre prévenu par email quand une réponse est faite
Ne cochez oui que si vous voulez recevoir des mails en cas de réponse sur ce sujet et que vous avez saisi votre mail
Je reconnais avoir pris connaissance des conditions d'utlilisation

POLITIQUE

SPORTS

ECONOMIE & BUSINESS

DOSSIERS

Culture & Loisirs

Société

Débats & Opinions

Personnalités

A savoir

  • Durant quatre jours, plus d’une cinquantaine de participants venus des onze pays de la CEEAC ont suivi la présentation et ont amendé les textes statutaires du réseau.
  • Ils ont suivi d’importantes communications sur l’«analyse de contexte sécuritaire en Afrique centrale et les priorités de la CEEAC par rapport aux ALPC» faite par l’expert de la CEEAC, M. Thierry Zang;
  • «la stratégie d’action de lutte contre les ALPC par les organisations de la société civile de l’Afrique centrale» présentée par M. Michel Lutumbue, représentant du GRIP.
  • renforcement des capacités;
  • sensibilisation et plaidoyer;
  • mobilisation des ressources.

Agenda - événements

Lancement du Africa CEO Forum 2015
Tous les événements

TOUT L'UNIVERS JOURNALDEBANGUI.COM

DOSSIERS

Dossiers

L'INTERVIEW

Interview

COMMUNIQUES OFFICIELS

Communiqués