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Elvis Ngbondo-Sakpo commente son aventure Lyse Group

Par Luidor NONO - 28/11/2011

Chacune des ses idées trouve et trouvera toujours des terrains d’applications. C’est sa devise!

 

Comment a débuté l’aventure de Lyse Group?
Lyse Group c’est une volonté de créer des emplois et de la valeur ajoutée en République Centrafricaine. Lorsque j’ai eu l’opportunité de visiter les hôpitaux et les bureaux de l’administration, je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup à faire sur le plan de la santé publique et surtout de l’hygiène et de la propreté. C’est pour cela que j’ai eu l’idée, sur les conseils notamment de mon épouse, de créer une société avec l’ambition de retranscrire un même niveau d’exigence de qualité et de professionnalisme qu’en France. C’est pour cela que nous avons très vite mis en place un programme de formation avec une société basée à Orléans, pour accompagner nos collaborateurs.

L’entité a été établie depuis combien d’années déjà?
Comme je vous l’ai dit, j’ai été confronté à l’absence de propreté dans nos hôpitaux, locaux professionnels, établissements scolaires, etc. C’était en Avril 2006. Donc, je suis parti à Bangui pendant deux semaines, j’ai réalisé une étude de marché et le temps de monter le business plan et de tout mettre en place, on a créé l’entité en mai 2007 exactement. Nous avons eu nos premiers marchés au mois de juin.

 


© journaldebangui.com
Elvis Ngbondo-Sakpo, et déjà la prochaine idée
Est-ce une réalité que l’on peut créer une entreprise en 48 heures?
En 48 h aujourd’hui oui. A l’époque il fallait un peu plus de temps et surtout tout ne se faisait pas au guichet unique. Le guichet unique a été mis en place en 2008. Nous avons créé la structure en 2007, mais nous avons fait des démarches par nous-mêmes. A l’époque, cela a dû prendre une dizaine de jours pour avoir tous les documents. Mais en peu de temps, ce n’était pas des démarches aussi lourdes que ça.

Dans votre souci de créer des emplois, combien d’employés avez-vous dans votre société?
La société emploie aujourd’hui un peu plus de 80 personnes et espère dépasser la barre de la centaine d’ici la fin de l’année en cours. L’objectif prioritaire est de rendre pérenne tous ces emplois afin de permettre à chaque collaborateur d’entamer des projets à plus ou moins long terme. Nous avons une politique sociale ambitieuse en termes de revenus, mais également en termes de protection sociale. Et, nous venons même de trouver un accord avec une banque (la BSIC) de la place pour bancariser les salaires de certains de nos collaborateurs que nous accompagnerons pour des emprunts bancaires.

Pourquoi le domaine de l’hygiène et pas un autre secteur d’activité?
J’ai la chance d’être originaire d’un pays qui offre de multiples opportunités d’investissement et, à ce titre, je suis porteur de nombreux projets dans divers secteurs d’activité. Le choix de l’hygiène et de la propreté répond à ce qui est, selon moi, un impératif de santé publique: la propreté n’est pas un fait des plus aisés. C’est pour cela que nous intervenons un peu partout. Pour exemple, nous avons même participé de manière bénévole à un appel du directeur général du complexe pédiatrique de Bangui, en nettoyant entièrement ce lieu combien important dans le dispositif sanitaire du pays. Depuis, un peu plus de 2 ans, nous soutenons la volonté de la nouvelle direction de l’hôpital communautaire de faire de cet endroit un véritable centre hospitalier. Et d’autres actions vont suivre.

 


© journaldebangui.com
L’hygiène de la ville est-ce que ça vous dit?
L’hygiène de la ville fait partie de nos projets. Nous sommes une société, nous avons un projet industriel sur plusieurs années. Nous avons l’hygiène de la ville, le traitement des déchets. Mais au-delà même de ce que nous pouvons faire, il y a ce que nous pouvons apporter. Aujourd’hui il y a un déficit en termes de produits de nettoyage pour des besoins domestiques, mais également dans les sociétés. Beaucoup de nos concurrents utilisent nos produits et des équipements domestiques pour nettoyer des locaux professionnels. Ce n’est pas convenable car pas du tout adapté. Donc en plus de les aider à former leurs personnels, nous leur apporterons des solutions pour leur permettre de se mettre à la page.

Est-ce seulement la ville de Bangui qui vous tente?
Nous sommes déjà au-delà de la ville de Bangui, nous sommes présents dans plusieurs villes de province. Et notre ambition est trop grande pour le seul Centrafrique. Nous avons déjà entamé des discussions pour ouvrir des structures au Cameroun et Congo-Brazza.

On sait par ailleurs que vous êtes consultant, que vous êtes formateur, vous êtes chef d’entreprise, on dirait que ça fait un peu beaucoup, mais votre quotidien, ça ressemble à quoi?
Une journée chez moi c’est 24 heures comme tout le monde. Aujourd’hui j’ai encore la chance d’avoir la possibilité de dormir moins et de travailler plus. Donc je vais essayer de l’exploiter au maximum. Quand on travaille pour soi surtout, ou quand on aime le travail que l’on fait, on ne compte pas les heures. Sans doute une déformation due à mon long passé de collaboration avec les Anglo-saxons.

Quel est le conseil que vous pourrez donner à un jeune de moins de 30 ans qui est intéressé par votre profil?
Il n’y a vraiment pas d’âge pour entreprendre. On peut commencer très tôt ou un peu plus tard, avec de l’expérience. C’est une culture, c’est un état d’esprit, il faut tout simplement se sentir prêt, prendre conscience des risques que cela représente. Le plus important est de ne pas avoir peur d’être ambitieux. L’ambition va avec la vie et sans ambition on ne vit pas.

Qu’est-ce que votre participation au Cabango Networking, ça vous a apporté, comment ça se passe?
Lorsque les organisateurs m’ont fait part de leurs objectifs et j’ai signé tout de suite. C’est quelque chose de fantastique, c’est une œuvre centrafricaine. Pour moi qui aime former, accompagner, il était évident que je puisse apporter mon point de vue sur les potentialités de notre merveilleux pays, le Centrafrique. Je suis venu, j’ai vu et, aujourd’hui, je suis d’autant plus comblé que j’ai vu que l’organisation est très professionnelle et bien structurée. Je ne sais pas si les listes sont déjà ouvertes, mais je réserve déjà ma place pour la prochaine édition.
 
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