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Centrafrique: Partira, partira pas?

Par Fleury Koursany - 28/11/2011

De villes en ville et de villages en villages, les éléments incontrôlés du chef rebelle tchadien Baba Laddé continuent de faire la pluie et le beau temps

 

Cela se passe au vu et au su de tout le monde démontrant ainsi l’incapacité sinon le manque d’autorité de l’Etat centrafricain qui a cette obligation d’assurer sur toute l’étendue des 623.000 Km 2 de superficie de notre pays, l’autorité de l’Etat. Au sens constitutionnel du terme, l’Etat, a cette lourde responsabilité d’apporter à toutes les populations centrafricaines, sécurité et protection. Or, il n’en est rien avec le contrôle d’au moins la moitié du territoire national, par les forces rebelles qu’ils soient «centrafricains» ou étrangers. Ainsi va la vie en Centrafrique avec des populations livrées à elles-mêmes sinon aux affres des rebelles de Joseph Koni ou de Baba Laddé. Partira, partira pas?

 


© Unoca
Qui délogera Baba Ladé du territoire national
C’est la question que tout le monde se pose à propos de Bala Laddé qui, faut-il le rappeler, est signataire d’un Accord de paix avec le gouvernement tchadien. L’un des termes de cet accord prévoit le retour du chef rebelle Baba Laddé dans son pays d’origine- le Tchad. Mais plusieurs mois sont déjà passés et le voilà toujours en Centrafrique avec ces hommes qui ne se gênent outre mesure pour quitter le sol centrafricain. Poussant l’outrecuidance jusqu’à son paroxysme, le Général Baba Laddé s’est attribué un autre rôle, celui de poursuivre, disent-ils des «éleveurs peulhs» qui seraient des criminels. Deux questions se posent. Qui a donné mandat aux hommes du général Baba Laddé de poursuivre les éleveurs peulhs? Qui des éleveurs peulhs et des éléments de Baba Laddé peuvent être considérés comme étant des criminels?

Les autorités centrafricaines qui connaissent parfaitement les méandres de cette affaire sont bien placées plus que quiconque pour pouvoir y trouver une solution d’autant plus qu’elles ont avec elles, la puissance publique. La République ne saurait continuer à tolérer les humeurs d’un chef rebelle qui agit en toute illégalité sur un territoire souverain et qui refuse à son corps défendant de respecter ses propres engagements. Les FACA, même si elles manquent de moyens logistiques nécessaires peuvent être mises à contribution aux fins de déloger de force, les rebelles du général Baba Laddé.

 

 
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