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Centrafrique: S’achemine-t-on vers la fermeture des officines privées

Par Fleury Koursany - 10/11/2011

Les établissements privés de vente parallèles des produits pharmaceutiques qui n’ont pas reçu d’autorisation seront fermés d’ici peu.

 

C’est le contenu d’un arrêté ministériel signé par le ministre de la Santé publique, de la population et de la lutte contre le Sida au courant du mois d’octobre 2011. Selon un cadre dudit ministère, toutes les mesures seront envisagées pour faire respecter les dispositions de l’arrêté du ministre de la Santé publique tendant à la fermeture de tous les établissements informels qui se livrent à la vente illicite des médicaments. Toujours selon ce dernier, tous les petits vendeurs et autres établissements qui inondent le marché centrafricain des produits génériques de très mauvaise qualité exercent dans l’illégalité la plus absolue. Ils doivent être formés parce que la santé n’a pas de prix. Une déclaration qui s’aligne dans la logique de l’arrêté ministériel y relatif et qui appelle des réactions divergentes de la part des établissements et autres vendeurs ambulants des produits pharmaceutiques.

 

Jordy, est étudiant en deuxième année de droit à l’Université de Bangui et gère le soir une petite officine de vente de médicaments dans le 5èmearrondissement de Bangui. Pour ce compatriote, le débat soulevé par l’arrêté du ministre de la santé publique est intéressant à plus d’un titre en ce sens qu’il met à nu, un certain nombre de comportement des hommes politiques centrafricains. Depuis quand est-ce que le gouvernement centrafricain commence-t-il à se soucier de la santé de ses populations? Le faisant actuellement, le ministre de la Santé témoigne, prend fait et cause pour les grandes pharmacies de la place qui se plaignent déjà de la concurrence déloyale des petits détaillants et autres structures de vente de médicaments au KM5. Mais pour donner du contenu à cet arrêté du ministre Mandaba, il ferait mieux de commencer par retirer l’agrément octroyé à SHALINA qui met les produits génériques sur le marché centrafricain avant de vouloir s’en prendre aux petits détaillants qui aident les populations à se soigner à moindre cout.

 

Un autre vendeur ambulant, du nom de Cédric rapporte pour sa part «qu’au lieu de prendre la décision de fermeture des établissements privés de vente des médicaments, le gouvernement devrait les inviter à la table de négociation pour apprécier ensemble, comment aider au travers des formations ces jeunes centrafricains qui, pour surmonter le chômage et la pauvreté sont obligés de se lancer dans des activités qui leur permettent de tenir le coup]. D’une part, se pose un véritable problème de Santé publique pour les populations centrafricaines, de l’autre, un réel problème de survie pour des compatriotes qui y tirent leur revenu avec toutes les conséquences que cela peut avoir à plusieurs niveaux. Loin de s’en départir comme bon lui semble, le débat à ce niveau, semble bien au-delà des espérances du ministère centrafricain de la Santé publique, de la population et de la lutte contre le Sida. La bataille est certes engagée entre les deux parties et on verra bien jusqu’où pourra nous emmener ce «challenge»
 
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