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Qui sera le vrai Moïse des Centrafricains?

Par Zali, LeConfident.net - 09/11/2011

Hier, les rebelles du Mouvement de Libération du Congo (MLC) ont semé la terreur en Centrafrique ...

 

Aujourd’hui, c’est le tour des rebelles de l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA), de l’Armée Populaire pour le Rassemblement et la Démocratie (APRD), du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC), de la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP), de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR), et du Front Patriotique pour le Rassemblement (FPR) de Baba Laddé de prendre en otage tout un peuple et de se comporter en conquistador. La situation est triste et nous interroge sur le devenir du pays. Après le sursaut patriotique du 15 mars 2003, les Centrafricains ont cru à la paix, et espéraient légitimement au bien-être. Ceux-ci, dans l’euphorie du changement, ont pensé à raison ou à tort qu’il n’y aura plus de souffrances, plus d’arrestations arbitraires, plus d’injustice. Nous sommes libérés criaient les centrafricains. Comme scandait le peuple israélite après la traversée de la mer rouge. Le renversement du régime de Patassé a été salué tant sur le plan national qu’international.

 


© leconfident.net
A quand le Messi centrafricain
L’espoir déçu
Après la prise du pouvoir par l’homme du 15 mars 2003, un gouvernement et un parlement dénommé Conseil National de la Transition (CNT) étaient instaurés pour gérer la période de transition politique et préparer les échéances électorales de 2005. Ce parlement de transition qui a été mis sur pied et répondait à l’aspiration de tous les Centrafricains a réussi sa mission. Car, dorénavant, il est question de redonner l’espoir et la confiance à un peuple affaibli par la guerre, la famine… meurtri et déchiré dans son propre corps. Mais pourquoi le pays se retrouve-t-il dans la situation actuelle? Un sursaut patriotique salué, une transition réussie, il reste au général Bozize d’organiser les élections comme il l’avait promis à ses compagnons de lutte (ex-libérateurs et les ex-patriotes de la CPC) pour remettre le pouvoir au président élu. A la surprise de la communauté nationale en général et de ses compagnons de lutte en particulier, sa candidature fut suscitée et soutenue par ses alliés de la majorité présidentielle avant qu’il ne l’annonce officiellement. Cette déclaration a créé des zizanies au sein de la classe politique centrafricaine. Car les autres leaders centrafricains attendaient voir le Moïse centrafricain jouer le rôle d’arbitre. Au sein de la convergence, certains proches du libérateur n’ont pas voulu le voir se lancer dans la course pour le palais de la Renaissance. Ses concurrents de la majorité présidentielle voulaient bénéficier de sa faveur pour briguer la magistrature suprême de l’Etat. Ses proches ont rappelé l’adage d’un ancien président centrafricain: «zo so a fa yama, a té li ni» qui se traduit littéralement en français: «la tête du gibier doit nécessairement revenir à celui qui l’a tué». Pourrait-on dire que le président BOZIZE s’est laissé convaincre par ses proches? L’appétit venant en mangeant, le général président a pris goût du pouvoir.

 


© journaldebangui.com
Banderole lors de la journée de la Paix en RCA
Les périodes sombres commencent
A peine un an de règne après le coup d’Etat du 15 mars 2003, des dissensions internes fondées sur le non-respect de la clause et des promesses faites ont commencé à diviser le général-président et ses compagnons de lutte. Ceux-ci déclaraient sur tous les toits qu’ils étaient récompensés en monnaie de singe. L’opinion nationale se souvient encore qu’en 2004 certains ex-patriotes on quadrillé la résidence du chef de l’Etat située à la sortie nord de Bangui. En octobre 2006, c'est-à-dire plus d’un an après l’élection de François BOZIZE, le Centrafrique est retombé dans un cycle de violence alimenté par des rébellions animées en majeure partie par les ex-patriotes, ou mieux, les déçus du régime du 15 mars 2003. L’occasion faisant le larron, ces crises militaro-politiques ont attiré Joseph Kony de la LRA et Baba Laddé du FPR qui ont agrandi le cercle des forces non conventionnelles pour accentuer les malheurs des centrafricains. Et les mêmes cris commencent à se répandre dans tout le pays, qui viendra nous libérer? Si aujourd’hui les Centrafricains se retrouvent dans la même situation qu’avant, c’est parce que ses propres fils se sont divisés pour des intérêts égoïstes sans tenir compte des attentes du peuple centrafricain qui est toujours à l’avant-garde de toutes les révolutions que le pays a connu. L’intérêt du peuple est relégué au second rang. La RCA ne pourra jamais évoluer si les centrafricains ne sont pas solidaires et priorisent toujours l’intérêt individuel. «L’union fait la force», cette assertion n’est pas un slogan creux.
 
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