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Centrafrique: Le taximan agressé est finalement décédé

Par Fleury Koursany - 07/11/2011

Il est finalement mort ce dimanche 5 novembre 2011 à l’hôpital de l’Amitié de Bangui

 

Le taximan, titulaire du taxi 3448 qui avait été agressé le 29 octobre 2011 par deux bérets verts de la Garde présidentielle encore non identifiés a succombé ce dimanche, 5 novembre à ses blessures. L’annonce de sa mort qui a circulé d’abord dans le milieu des conducteurs et receveurs des taxis et bus a provoqué un certains nombre de réactions de ses confrères. Jonas, est conducteur de bus et déclare pour sa part que c’est assez triste de voir un fils du pays, qui, pour vaincre la pauvreté et le chômage, a accepté servir ses compatriotes au volant d’un taxi, se faire tuer comme un animal d’abattoir par ceux-là mêmes qui ont pour mission principale de nous protéger. Sommes-nous dans une jungle ou un Etat respectueux de l’intégrité de la personne humaine? Pour un autre conducteur qui requiert l’anonymat, il ajoute que maintenant qu’il est mort, faute de soins appropriés en temps utile, le gouvernement est dans l’obligation de tout mettre en œuvre afin que les deux militaires délinquants coupables de cette agressivité mortelle puissent être identifiés pour répondre de leurs actes. Ce serait alors justice.


 


© africapresse.com
Un taxi vide à l'arrêt (image d'illustration)
Le Secrétaire général du syndicat des conducteurs et receveurs des taxis et bus, Brice Pordjiane appelle pour sa part ses confrères au calme tant déclare-t-il que le gouvernement est à nos côtés en cette période douloureuse. La déclaration du Secrétaire général du syndicat des conducteurs et receveurs des taxis et bus appelle une autre réaction, celle de Jules, conducteur de taxis. Pour ce dernier, le débat actuel qui doit se mener n’est nullement celui qui est porté par le Secrétaire général de notre syndicat qui, s’est rangé du côté du gouvernement au détriment des intérêts de ceux qui l’ont élu. Nous sommes des conducteurs de taxi, nous faisons un travail d’intérêt public. A ce titre, nous méritons du respect de la part des porteurs de tenue envers qui nous avions toujours du respect. Nous avions posé un certain nombre de préoccupations sur la table du gouvernement, nous ne voulons plus de tracasseries policières sur les routes. Nous avions malheureusement perdu un collègue par la faute des porteurs de tenue. Aujourd’hui, le SG nous dit que le gouvernement est à nos côtés mais une fois les funérailles terminées, est-ce que ce gouvernement sera toujours aux côtés des orphelins de notre confrère? Qu’est-ce qui devra être fait pour que de telle barbarie ne se représentent plus Voilà les vraies questions qui se posent et pour lesquelles nous attendons des réponses. Espérons tout de même que les deux parties puissent s’entendre afin de préserver la paix entre les filles et fils du Centrafrique et entre les populations et l’Armée centrafricaine considérée par les uns et les autres comme une armée de «bourreaux».

 

 
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