ECONOMIE ET BUSINESS  |    

Centrafrique: Petite «rébellion» des bouchers et la viande se fait rare sur le marché

Par Fleury Koursany - 02/11/2011

L’abattoir frigorifique de Bangui a finalement pris le relais de celui de Ngola fermé pour insalubrité par décision gouvernementale

 

Depuis le samedi, 29 Octobre 2011, l’abattoir frigorifique de Bangui situé dans le 6ème arrondissement de Bangui où s’effectuent les opérations de traitement et de préparation des animaux de boucherie a fermé ses portes. Parallèlement à cela, c’est aussi ce même samedi qu’à eu lieu, le lancement officiel des activités au nouveau marché à bétail situé à Bouboui 2 à environ 45 Km de la ville de Bangui. Cette décision gouvernementale est fortement contestée par les bouchers et autres commerçants qui refusent pour une grande partie de se rendre au PK 45 afin de se ravitailler en bœufs qui seront conduits à l’abattoir frigorifique de Bangui pour abattage.


 


© journaldebangui.com
Dans un abattoir de la ville de Bangui
Selon Dr Patrick Ningata Djita, Directeur technique à la SEGA la décision gouvernementale est irréversible, les commerçants et autres bouchers doivent se rendre compte que les conditions dans lesquelles s’effectuaient les opérations au niveau de l’abattoir de Ngola ne sont pas du tout salubres et les Centrafricains ne doivent pas être exposés à des maladies. Petite rébellion ou simple entêtement des bouchers? Dr Patrick Ningata Djita pense pour sa part que loin de toutes les raisons invoquées par les bouchers, le vrai problème, c’est qu’ils ne veulent pas que leurs bœufs soient inspectés d’autant plus qu’au niveau de l’abattoir frigorifique de Bangui, tout est mécanisé et les contrôles sont systématiques. Le centrafricain mérite mieux, se contente de soutenir une cliente qui a fait le déplacement de l’abattoir frigorifique de Bangui pour se procurer de la viande pour son restaurant.

Elle ajoute par ailleurs que nous étions obligés d’acheter la viande à l’abattoir de Ngola dans des conditions insalubres que nous voyons de nos propres yeux. Mais nous y sommes obligés vu que tout le monde s’en aperçoit sans que cela ne gêne personne. Sur le marché, la viande du bœuf, très prisée par les centrafricains se fait non seulement rare mais chère au point que les ménages centrafricains sont obligés de se contenter des chinchards importés qui, à leur tour, ont vu le prix des kilos augmenter. Dommage pour les ménages centrafricains qui devront apprendre à diversifier leurs mets s’ils ne veulent pas dépenser autant d’argent pour se procurer les quartiers de viande de bœufs quand on sait que les temps sont aussi difficiles.

 

 
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1 COMMENTAIRES

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Par Tomazo

23/09/2013 23:20

Ok ! j'espère que ce nouvel abatoire de Bouboui situé à 45 km de Bangui marche bien.Il a été construit dans l'intérêt de la santé de tous. A Dieu le marché sale de Ngola! J'y suis allé une fois; j'ai vu qu'on frappait fort le volumineux tripe de boeuf tenu avec les deux mains nues par terre (sur la terre ferme). J'ai demandé pourquoi ? ils m'ont dit c'est pour que ça meurt et que ça prenne plus de volume encore. C'est vraiment du n'importe quoi.

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