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Pour que ça change enfin en Centrafrique

Par Fleury Koursany - 28/10/2011

Comme si tout sombrait à nouveau en Centrafrique à seulement 3 années de 2015. La date marquant l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement(OMD)

 

A trois ans de cette échéance fatidique, les efforts annoncés par le gouvernement centrafricain ne sont pas du tout perceptibles. L’atteinte de Huit (8), Objectifs que se sont fixés les Etats ne sera pas du tout au rendez-vous en Centrafrique, sauf miracle de dernière minute. L’ONU, le 24 Octobre 2011 a célébré en Centrafrique, la journée des Nations-Unies sur le thème Ensemble pour le bien-être des Centrafricains. La thématique ainsi choisie fait sourire quand on sait que le bien-être sonne assez mal aux oreilles de nombreuses familles centrafricaines Le bien-être qui fait appel à la bonne humeur, le confort, la jouissance ou encore le bonheur n’est visiblement pas inscrit au rang des priorités de nombreuses familles centrafricaines qui vivent dans une précarité qui ne dit pas son nom.

Dans son discours prononcé cette Journée des Nations-Unies, Ban Ki Moon, le Secrétaire général des Nations-Unies, a reconnu des progrès dans plusieurs domaines, notamment «la santé, l’éducation, la sécurité». Malgré ces progrès, rajoute-t-il, la paix et les droits humains sont bafoués, le chômage et l’inégalité sont au quotidien des hommes.

 


© journaldebangui.com
Fleury Koursany
Des trous noirs
Parlant des droits de l’homme, l’ONG Human Rights Watch voit dans la situation des droits de l’homme en Centrafrique, des trous noirs. La Centrafrique est un immense territoire et la plus grande part est un trou noir en termes de droits de l'homme. Au moins 14 groupes (armés) opèrent actuellement dans le pays et le gouvernement s'est invariablement montré incapable ou peu disposé à agir pour protéger ses citoyens. Des groupes armés locaux et étrangers en RCA continuent de tuer, kidnapper, torturer et violer des civils, ainsi que de brûler des maisons et piller des propriétés nonobstant les accords de paix signés avec les mouvements rebelles, pourrait-on dire.

Le 17 Octobre 2011 lors de la célébration de la journée du refus de misère, Le même Secrétaire général qui reconnait des progrès dans différents domaines avait clairement mentionné que trop de gens vivent dans la peur: la peur de perdre leur emploi; la peur de ne pas pouvoir nourrir leur famille; la peur que le piège de la pauvreté se referme à jamais sur eux et les prive du droit fondamental de vivre en bonne santé, dans la dignité et l’espoir. En Centrafrique, la peur se situe bien au-delà de tout cela. Plus que jamais, les Centrafricains ont peur du lendemain qui s’assombrit au jour le jour. Si on y ajoute les crises socio-économique et politique, il y a encore de bonnes raisons de s’inquiéter. Quand on sait qu’il faudrait désormais compter sur soi-même pour pouvoir s’en sortir, on se met à penser qu’il ne nous reste que la tristesse mais aussi l’espoir. L’espoir que ça change enfin pour que le Centrafricain arrive à se sentir en paix non seulement avec lui-même puisque dépossédé de toutes les peurs qui l’ont gagné mais aussi en paix avec son pays pour pouvoir travailler à son épanouissement. Mais d’ici là, il y a du chemin à faire.

 

 
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