ECONOMIE ET BUSINESS  |    

La détection de la fraude et de la corruption enseignée aux magistrats centrafricains

Par Fleury Koursany - 28/10/2011

La corruption dans les marchés publics était au centre d’un atelier organisé à l’Alliance Française de Bangui

 

Une vingtaine de magistrats centrafricains prenait part à cet atelier dont l’objectif principal consistait à familiariser les praticiens de droit avec des pratiques et études de cas autour de ce fléau qu’est la corruption, d’outiller les magistrats de la Cour des comptes , de la Cour de cassation, du Tribunal de Grande Instance et du ministère des Finances et du Budget, à cerner les mécanismes de la fraude et actes de corruption dont ils seront saisis en ce qui concerne le domaine très sensible des marchés publics. Présidée par l’Ambassadeur de France en Centrafrique, l’ouverture de cet atelier a connu la présence du ministre de la Justice et de la Moralisation.

 


© en-afrique.info
Lutter contre la corruption
Fraude et corruption, des obstacles à éluder
Dans son allocution de circonstance, l’Ambassadeur de France a déclaré que la fraude et la corruption, notamment dans les marchés publics, minent la démocratie, sapent les fondements de l’Etat et renforcent les réseaux nationaux et internationaux criminels qui recyclent l’argent sale. La libéralisation des capitaux, la complexité croissante des relations entre les acteurs du monde économique, l’internationalisation du crime organisé, y compris dans le monde des affaires, obligent les autorités politiques et judiciaires de tous les Etats, qu’ils soient du G20 ou qu’ils figurent au nombre des PMA, à mettre en place des outils juridiques et à renforcer les compétences des magistrats et des fonctionnaires chargés de lutter contre ces phénomènes que l’on appelle fraude, corruption, pots de vin, conflits d’intérêt et commissions, a précisé le diplomate français.

C’est d’ailleurs en ce sens que la thématique de cet atelier trouve toute son importance d’autant plus qu’elle est d’actualité et permet de consolider l’Etat de droit, d’améliorer la transparence dans les dépenses publiques, de sécuriser les investissements et de rendre aussi optimales, les actions engagées pour un développement humain durable. Quand on sait que les maux ci-dessus cités rongent non seulement l’économie centrafricaine mais appauvrissent encore davantage les finances publiques de l’Etat. Pour cela, renchérit l’Ambassadeur de France en Centrafrique, dans ce combat contre la fraude et la corruption, les magistrats et les services d’enquête doivent travailler en réseau et s’appuyer sur l’expertise financière pour lutter avec efficacité contre cette forme particulière de criminalité. Ils doivent aussi et surtout travaillé en partenariat avec de nouvelles institutions spécialisées dans la lutte contre la délinquance économique et financière. D’où l’intérêt d’une telle formation et des stages pratiques dans des institutions spécialisées financés par la France au profit de certains magistrats centrafricains.

 

 
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