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CatherineTeya fait son chemin à la tête de Sewa Europe

Par Luidor NONO N. - 24/10/2011

La jeune centrafricaine entend donner un écho retentissant au concept venu de la diaspora des Etats-Unis. Rencontre!

 

Présentez-vous, dites qui vous êtes, un bref aperçu de votre parcours
Je suis la présidente de l’association Sewa Europe, j’habite à Londres depuis quatre ans, je suis une jeune diplômée en droit. J’ai étudié le droit belge mais aussi le droit anglais. Mon objectif c’est de devenir avocate internationale spécialisée en droits de l’homme.

En créant Sewa Europe qu’est-ce qui vous a motivé?
J’ai rencontré certains Centrafricains qui habitent aux Etats-Unis lors d’un séjour à Washington en 2008. La personne que j’ai rencontrée m’a parlé de l’association Sewa Etats-Unis dont il faisait partie; Il m’a un peu expliqué, le concept m’a tout de suite plu. J’ai donc proposé de créer une branche Sewa Europe, prendre le même concept, l’amener ici en Europe et le développer. Au fil des discussions ce qu’on a décidé de faire c’est de transposer Sewa au niveau du monde entier. Nous souhaitons que cela devienne une organisation internationale sur le long terme.

 


© Centrafrique Expertise
Catherine Teya pour Sewa - Europe
C’est quoi le concept Sewa Europe ou Sewa Etats-Unis?
Je dirais qu’il faut voir Sewa comme une entité unique. Bien qu’il y ait deux groupes, donc un groupe aux Etats-Unis et un groupe en Europe, nous faisons partie du même groupe. On a les mêmes valeurs, on travaille sur les mêmes projets, donc les mêmes finalités. Les trois grands objectifs de l’association Sewa c’est premièrement de promouvoir le pays. La Centrafrique est un pays qui reste encore méconnu du grand public et ça, c’est quelque chose qui nous touche et qui nous motive dans le sens où nous sommes fiers de nos origines. Nous voulons que le monde entier sache que la Centrafrique est un pays en soi et qu’on arrête de le confondre avec le Congo, le Cameroun et d’autres pays d’Afrique centrale. Nous voulons promouvoir notre pays, promouvoir notre culture et faire en sorte aussi que la culture se pérennise au sein de la société. Même si les gens quittent la Centrafrique pour aller vivre ailleurs qu’ils n’oublient pas leurs origines. Ces activités de promotion peuvent être socioculturelles sportives, musicales, ça peut être des pièces de théâtre, des défilés de mode ou des dîners de charité.

Et les autres!
Le 2e objectif c’est de promouvoir les liens de solidarité au sein de la communauté parce ce n’est pas encore le cas. Et pourtant nous sommes assez nombreux. Les Centrafricains sont vraiment établis partout, il y en a aux Etats-Unis, il y en a en Europe, il y en a même en Chine, et ce qu’on veut c’est que peu importe où l’on se trouve, qu’on soit toujours un groupe uni pour qu’ensemble nous puissions promouvoir notre pays. Le 3e objectif c’est l’éducation. C’est un domaine qui nous tient vraiment à cœur parce qu’on estime que les enfants d’aujourd’hui, c’est eux qui feront la Centrafrique de demain. Nous vouons apporter notre contribution et les aider à devenir actifs au sein de la communauté et pour cela, l’on veut aider les écoles publiques à s’équiper. Nous voulons qu’elles disposent de tout le matériel nécessaire, éducatif pour les enfants afin qu’ils puissent étudier dans des conditions correctes. Par la même occasion, on veut établir un système de cantines dans toutes les écoles parce qu’un enfant qui n’a pas mangé en allant à l’école pourra difficilement retenir ce qu’on lui enseigne. Nous militons pour que l’enfant aille à l’école dans les bonnes conditions, qu’il ait toutes les chances possibles pour un avenir meilleur.

Il y a beaucoup de centrafricains en Angleterre?
Il y en a beaucoup moins qu’en France. Aux Etats-Unis, ils sont quelques centaines. Je sais qu’en France il y en a vraiment beaucoup. Etant donné que l’association est jeune, on n’a pas encore localisé tous les Centrafricains d’Angleterre mais petit à petit ça se fait et on utilise Internet pour faire appel aux Centrafricains afin qu’ils se manifestent pour qu’on puisse justement savoir où ils sont. Je dirais que ce serait une structure comme un consul qui pourrait vraiment nous aider. C’est pour cela que j’ai été voir l’ambassadeur de Centrafrique en France qui a juridiction en Angleterre et je lui ai demandé son aide pour m’aider justement à localiser tous les Centrafricains d’Angleterre. Donc, c’est un projet sur lequel nous travaillons.

 


© Centrafrique Expertise
Katy Teya, lors du Cabango Networking avec des visiteurs sur sont stand
pour quelles raisons adhèrerait-on à ces objectifs que vous venez de décliner?
L’association Sewa est une association inclusive et on ne fait pas du tout de distinction de race ni d’origine. Nous pensons développer une association qui réunirait tous les pays d’Afrique centrale parce qu’il y a des problématiques communes et, nous voulons faire en sorte que chacun s’y retrouve. Non pas seulement les Centrafricains mais, cela peut être une personne intéressée par le développement de l’Afrique. J’ai rencontré des personnes, notamment en Angleterre qui sont très intéressées par le projet, mais qui ne sont pas des africains. L’idée c’est vraiment de trouver un langage qui leur parle car, parfois il y a des gens qui veulent vraiment aider les personnes démunies et particulièrement les enfants. C’est une problématique générale qui peut parler à tout un chacun.

Les compétences que vous avez aujourd’hui vous les mettez en œuvre?
Ce que nous faisons pour l’instant, c’est plutôt une campagne de sensibilisation, de marketing. Nous voulons que le plus grand nombre entende parler de Sewa et le plus important c’est d’appeler les gens à travailler avec nous. Nous sommes ouvert à toute collaboration parce que ce nous cherchons aussi des partenaires. Je pense qu’il est beaucoup plus intéressant de travailler en commun à travers des partenariats. Au final, toutes ces résolutions ont en vue une seule chose. C’est le développement de la République centrafricaine. Si nous travaillons tous ensembles, nos actions seront communes, ce seront des actions de masse qui auront beaucoup plus d’impact.

A quand Sewa Bangui ou Sewa RCA?
Sewa Bangui, je dirais que ça c’est une étape indétournable. Ce nous voulons faire c’est pour notre peuple et là je prévois d’aller à Bangui avant la fin de l’année pour y établir un bureau.

Qu’est-ce que ça vous apporte votre démarche auprès de ce salon du Cabango Networking?
Le Cabango est un évènement qui est une première non seulement pour les associations, mais également pour les compagnies. Donc, c’est toujours dans ce but d’investir au pays et la raison pour laquelle nous on est là c’est de faire parler de nous tout simplement, c’est pour que le plus grand nombre sache ce que nous souhaitons faire et les personnes qui sont intéressées peuvent alors se joindre à nous. Nous sommes là dans le but de se faire connaître.

Pour le premier anniversaire de Sewa Europe, qu’est-ce que vous nous promettez?
Nous voulons organiser une rencontre avec la communauté. Je pense qu’il y aura plutôt des personnes qui sont intervenues en Angleterre qui viendront, mais dans tous les cas, les invitations seront envoyées pour célébrer le premier anniversaire de Sewa Europe lors d’une grande fête.
 
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