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Centrafrique: La justice, dernier rempart du citoyen

Par Fleury Koursany - 10/10/2011

L’Assemblée générale des magistrats centrafricains vient de s’achever à Bangui

 

L’objectif principal était de réfléchir aux maux qui gangrènent le fonctionnement de l’appareil judiciaire et de proposer une thérapeutique appropriée. A l’ouverture comme à la clôture, le ministre en charge de la Justice et de la Moralisation a clairement mentionné que la lettre de mission à lui confiée par le gouvernement, c’est de moraliser la vie publique centrafricaine. Une moralisation qui devra permettre de renforcer les fondements de la République par des bonnes pratiques de gestion, asseoir la bonne gouvernance et consolider les valeurs d’intégrité et de transparence, a ajouté le ministre de la justice et de la moralisation. Au cours des trois jours de cette Assemblée générale, les magistrats centrafricains ont débattu de long en large, des problèmes qui empêchent une bonne administration de la justice et proposer des éléments de solution pour que la justice centrafricaine redevienne une justice de proximité appelée à rendre justice aux justiciables et non une institution qui ne fait que rendre service au plus fort.

 


La justice est disponible pour tous
Les magistrats centrafricains n’ont pas manqué de débattre de la situation touchant aux abattements de salaire dont ils sont victimes et qui a tendance à perdurer. A la clôture de cette Assemblée générale des magistrats centrafricains, le ministre de tutelle a déclaré avoir pris bonne note des préoccupations du corps de la magistrature et rendra de ce fait compte à qui de droit pour que des solutions puissent y être apportées. Le ministre de la justice a donc saisi cette occasion pour interpeller les magistrats centrafricains à travailler avec loyauté et conscience professionnelle pour que la justice centrafricaine puisse retrouver ses lettres de noblesses.

Un vœu partagé par les magistrats centrafricains. Mais pour quelques magistrats qui requièrent l’anonymat, au ministère de la justice, c’est toujours des déclarations de bonne intention, des recommandations qui n’ont jamais été traduites dans les faits. Que dire en plus de la modernisation du département de la justice avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication? Est-il possible en 2011 qu’un si important comme celui de la justice puisse continuer d’utiliser des machines à taper? Qu’est-ce qui peut cette fois-ci nous prouver que ce serait le bon? Des interrogations plus ou moins pertinentes de la part des acteurs de la justice centrafricaine. Espérons tout de même que des discours, l’on passera aux actes dans l’intérêt de la justice centrafricaine considérée par le ministre de la justice comme le dernier rempart du citoyen lambda.

 

 
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