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Denise Yakangba invite les centrafricaines à se lancer dans les affaires

Par Sébastien Lamba - 30/09/2011

Elle a été une candidate malheureuse à l’élection législative de janvier 2011

 

A son retour de France soucieuse du développement de son pays elle a décidé de se lancer dans les affaires. Malheureusement, elle s’est heurtée a de nombreuses difficultés, mais, elle se bat comme une brave femme pour maintenir le cap, autant que les autres femmes de la sous région. Voici un entretien!

Comment vous ai venue l’idée de créer un magasin dénommé «Denise Beauté»?
Au fait, je suis une opératrice économique et artiste. Un métier que j’exerçais depuis mon enfance à l’initiation de ma mère en vendant les arachides, de l’huile de palme. A cette époque j’effectuais de voyage à Kinshassa en République Démocratique du Congo (RDC) pour payer les vêtements femmes et revendre à Bangui. En tant que femme artiste, je participais à des expositions des objets d’arts (les tableaux) au Gabon pour valoriser la culture centrafricaine. Le hasard a fait que pendant les mutineries récurrentes en Centrafrique, j’ai eu la chance d’aller en France, où j’ai passé onze ans. Lorsque j’ai décidé de revenir au pays, j’ai crée un magasin dénommé «Denise Beauté», situé dans le 2ème Arrondissement de Bangui.

 


© journaldebangui.com
Parlez nous de votre entreprise et sa clientèle!
Les femmes centrafricaines aiment beaucoup les habits de mode. L’habillement est quelque chose de naturelle pour les femmes centrafricaines. Elles désirent investir dans ce monde. Mais en créant cette entreprise, j’ai éprouvé d’énormes difficultés dans le domaine de l’administration financière notamment le service des impôts. Dans d’autres pays africains on vous laisse le temps d’exercer votre activité commerciale avant de faire face aux impôts.

Etes-vous membre d’une organisation féminine?
Bien sûre, je suis membre de l’Organisation des femmes centrafricaines (OFCA) qui regroupe les femmes des seize préfectures de la République centrafricaine et les huit Arrondissement de Bangui et Bangui. Je suis trésorière Générale Adjointe de sous-commission désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR). Dans mon quartier, je suis dans plusieurs ONGs féminines notamment: l’Association des femmes Capables, Association Femme Espoir qui regroupe les jeunes femmes de 35 ans et l’Association Sewa (commerçante des poissons).

En tant que femme d’affaire, que conseillez-vos à vos concitoyennes qui attendent tout de leur mari?
Je lance un vibrant appel à toutes les femmes qui n’ont rien à faire, qu’il n’y a pas de sot-métier. Lorsque j’étais artiste, je faisais mon boulot, il y avait des filles de mon quartier qui se moquaient de moi, quand je ramassais les escargots pour monter les tableaux, elles disaient qu’est-ce qu’elle fait là? Je pense que lorsque j’ai participé à des expositions en Afrique notamment à Kinshassa, au Gabon, j’ai remporté des prix au nom de mon pays la République Centrafricaine.
Un mari a besoin aussi de l’aide financière de son épouse dans différentes activités génératrices de revenus. Au contraire, lorsqu’une femme exerce n’importe quel métier, elle est respectée dans la société. Elle peut aussi aider son pays dans le développement économique, puisque c’est le concept genre.

 

 
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