INTERVIEW  |    

Maurice Ouambo: «Nous ne communiquons pas assez ...»

Par Luidor N. - 19/09/2011

Il parle de son expérience au regard du forum de la diaspora de 2010 à Bangui. C’était à l’issue du Cabango Networking 2011 à Paris

 

Quel est le clin d’œil que vous pouvez jeter sur le déroulement de ce salon à Paris?
Pour moi, c’est le prolongement du forum des investissements porté par la diaspora que le gouvernement avait organisé il y a de cela un an et dont j’étais l’initiateur. C’est toujours intéressant d’échanger avec ces jeunes là, surtout sur les nouvelles technologies; sur la coopération décentralisée. Le gouvernement a fait un certain nombre de choses, malheureusement, nous avons des problèmes de communication. Nous ne communiquons pas assez sur ce que le gouvernement a déjà eu à faire. Concernant par exemple ce forum de 2010, le gouvernement a financé entièrement le forum des investissements portés par la diaspora. Les Camerounais qui ont copié sur nous ont financé eux-mêmes leur forum. Vous voyez bien qu’il y a eu une différence. Il y a bien eu une volonté du chef de l’Etat qui a demandé aux Centrafricains de l’étranger de s’approprier le développement de leur pays et de venir dire ce qu’ils peuvent faire au lieu de rester sur Internet et d’insulter le pays. De contribuer à ce forum c’est la continuation de cela.

 


© journaldebangui.com
Maurice Ouambo, Chargé de mission pour la diaspora
Et comment vous compter exploiter ce qui a pu être dit lors de ces échanges de Paris?
Je me fais le devoir de transmettre fidèlement au gouvernement. Je serais à Bangui le mois prochain, je vais faire un compte rendu fidèle au Président de la République. Je pense que s’il y a quelqu’un qui tient à ce que la diaspora apporte son soutien au développement du pays, c’est bien le président de la République et c’est pourquoi il faut rendre à César ce qui est à César. L’une des manifestations de cette volonté du chef de l’Etat c’est la nomination de Sylvie Mazoungou comme ministre au titre de la diaspora; le président voulait qu’il y ait cette visibilité, qu’il y ait cette représentante au sein du gouvernement et surtout tenir compte de ce concept du genre. Ça veut dire qu’aujourd’hui, c’est un double message. Ce n’est pas assez, on nous le dira, le forum des investissements portés par la diaspora n’a pas eu les résultats escomptés; ce n’est pas la faute au gouvernement, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Ce sont les acteurs eux-mêmes qui se sont embrouillés pour qu’il n’y ait pas de résultats visibles, mais j’ai pris l’engagement qu’on va reprendre aujourd’hui à partir d Cabango Networking. Je vais organiser une rencontre entre le ministre de l’aviation civile et Centrafrique expertise parce que le Président de la République avait pris un certain nombre d’engagements de désenclaver les centrafricains de la France en organisant des charters entre Paris et Bangui. Je pense qu’avant la fin de l’année, ce charter va avoir lieu et c’est Centrafrique Expertise qui va couvrir cet évènementiel, qui va lancer l’appel aux centrafricains, qui va informer, qui va s’en occuper. Aujourd’hui, le gouvernement a besoin de visibilité, le gouvernement a besoin que ses actions soient comprises au sein de toute la diaspora.

Dans le cadre du Cabango Networkinf, qu’est-ce que vous avez trouvé de plus pertinent au bout de deux jours?
J’ai vu le diagnostic qui a été fait sur le secteur des télécommunications. Au mois de juin 2010 lorsque le Président de la République avait rencontré la diaspora, il voulait écouter ce diagnostic là. Nous traversons une crise assez grave, une crise de trésorerie. Il y avait les états généraux des finances qui se tenaient pour trouver les voies et moyens sur comment faire pour optimiser nos finances. Le diagnostic qui a été fait porte sur un secteur qui peut rapporter de l’argent. La première richesse d’un pays, ce sont les hommes à l’intérieur et à l’extérieur. Je vais faire écouter cette cassette au ministre des Finances parce que le diagnostic qui a été fait est porteur de solutions dans des domaines de pointe. Comment faire pour avoir un peu d’argent dans les caisses de l’Etat. Ensuite, la coopération décentralisé, c’est l’un des sujets également que nous avons traité au niveau de ce forum à Bangui. Ça n’a peut-être pas été approfondi. Je pense que dans le domaine de la coopération décentralisée, nous avons des expertises à l’extérieur. Nous avons des Centrafricains qui sont des élus locaux d’origine centrafricaine et on est aujourd’hui en train de les mobiliser. Mais ces actions ne sont pas encore visibles. Nous allons les accentuer, nous allons discuter avec la représentation nationale, pour travailler avec les députés peuvent dans les circonscriptions qui sont les leurs. Aujourd’hui, nous avons vu Sewa qui est une ONG située à Londres. Nous on a besoin de cette visibilité, et Centrafrique expertise nous donne cette occasion parce qu’il y a une radio, il y a une télévision, un site internet qui valorisent se mettent dans ce créneau, pas pour voir ce qui est négatif, mais pour positiver. Quand on fait ces critiques là, ça veut dire qu’on avance!

 


© journaldebangui.com
Les participants devant des stands du Cabango
On va revenir à votre rôle de conseiller ou de représentant de l’Etat auprès de la diaspora, qu’est-ce qui est le plus difficile dans la position que vous avez?
Je pense que le plus difficile aujourd’hui c’est de comprendre que l’Etat a mis un représentant pour les aider à s’organiser. Parce que moi j’ai vécu à l’extérieur, j’ai vécu en Afrique de l’ouest, je vois ce que les africains de l’ouest font pour leur pays. Nous allons vous donner quelqu’un pour vous aider justement à vous lever. C’est un peu difficile aujourd’hui mais on va y arriver.

Qu’est-ce que vous répondez à ceux-là qui disent que tout le temps, on parle de mise en relation mais ça n’aboutit pas, il est proche de l’Etat et on va voir ce que ça va donner?
Le problème c’est que quand on est allé au forum, j’ai eu ces critiques comme quoi je n’y avais ramené que des opposants. Le président a dit, il est opposant, il est Centrafricain. Moi j’ai ramené des gens parce qu’ils avaient une expertise. Quand on a fait la sélection, ce sont eux-mêmes qui ont tenu à avoir cette autonomie. Du côté de mes amis politiques, parce que je suis de la famille politique du Président, on dit, ah oui, il ne favorise que les gens de l’autre côté. Quand on fait ces critiques là, ça veut dire qu’on avance!
 
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