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ENERCA: Sommes-nous égaux devant les services publics?

Par Harly Schengen - 14/10/2010

Tous les citoyens, quelle que soit leur appartenance politique, religieuse et ethnique, sont égaux devant les services publics.

 

Un principe cardinal totalement ignoré par la Direction de l’Enerca qui fait de la discrimination dans la distribution du courant. Ce n’est qu’un secret de Polichinelle, il ya dans cette République du Centre-A-Fric des privilégiés de l’Enerca et des discriminés. Les privilégiés étant ceux qui sont considérées comme les personnalités de la République, les nouveaux riches chez qui il est difficile de couper le courant comme on le dit dans le langage usuel.

 


© leconfident.net
Un technicien sur un poteau électrique
Les discriminés, comme cela peut se comprendre, c’est cette classe de Centrafricains qui n’ont pas voix au chapitre. Ceux qui peuvent dormir dans l’obscurité la plus totale sans que cela puisse gêner. Ils y sont habitués et ils peuvent continuer à subir le même sort étant entendu que la capacité actuelle fournie par Boali I et II ne permet pas de couvrir toute la Capitale, nous balance un technicien de l’Enerca. C’est si facile à comprendre, n’est-ce pas ? Si la capacité de production ne permet pas de couvrir le tout Bangui, ce qui paraît être une évidence, mais la distribution peut être programmée de telle manière que tous les Centrafricains aient au moins de l’électricité. Le 5ème arrondissement de Bangui par exemple n’a que deux heures de courant par jour. Une heure le matin et une autre heure dans la matinée.

Le 3ème arrondissement de Bangui, qui forme avec le 5ème le poumon économique de la Capitale centrafricaine, se voient privés toute la journée de l’électricité. Dans le 3ème, c’est souvent tard dans la soirée que l’Enerca envoie le courant alors que le jour, les activités commerciales sont intenses. Par-dessus tout, ce qui est encore plus marrant, c’est que tous les jours, même à midi, les lampes publiques sont encore allumées alors que les dignes Centrafricains qui paient chaque mois des montants faramineux à l’Enerca même s’ils n’ont pas assez consommé, n’ont pas d’électricité. Là encore, peut-on nous dire que la capacité de production de Boali I et II n’est pas nettement en dessous de la moyenne? On veut bien le croire, mais on refuse de le croire puisqu’il n’y a pas dans ce pays des gens, fussent-ils président de la République, ministres, Directeurs de ceci et de cela qui sont plus Centrafricains que d’autres. Comment ne pas comprendre alors que la piraterie puisse être soutenue par les Centrafricains?

 

 
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