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Centrafrique: A propos de la franchise universitaire

Par Fleury Koursany - 19/09/2011

Elle sera probablement levée dans les jours à venir à l’Université de Bangui

 

C’est Georgette Déballé, Recteur de l’Université de Bangui qui l’a annoncé au cours d’une réunion élargie aux doyens des facultés universitaires et responsables de l’ANECA (Association nationale des étudiants centrafricains). Outre la levée de la franchise universitaire, Mme le Recteur de l’Université de Bangui a clairement mentionné que la police devra établir ses quartiers sur le campus universitaire pour assurer la sécurité des enseignants qui veulent reprendre leurs enseignements. De même qu’il est demandé aux étudiants centrafricains n’ayant pas encore payé leurs inscriptions au titre de l’année académique 2010-2011 de le faire dans un bref délai. Cette proposition du rectorat universitaire est diversement appréciée aussi bien par les étudiants que les enseignants.

 


© Hippolyte Donossio
Solution de replâtrage
«Proposition non-durable et très risquée», ont déclaré pour leur part, certains étudiants centrafricains pour qui, «la présence policière sur le campus universitaire pourrait traduire une certaine militarisation avec tout ce que cela comporte comme conséquences». Les mêmes étudiants rajoutent que «si cette mesure venait à être mise en œuvre, elle donnera encore des raisons aux enseignants du supérieur qui réclament leurs droits légitimes de raidir leurs positions et cela ne fera que compliquer notre situation. Par-dessus tout, il y aura certainement des enseignants qui ne viendront pas enseigner dans ces conditions et beaucoup d’entre eux sont des spécialistes de leur matière, s’ils ne sont pas là, comment feront-ils pour valider nos diplômes? C’est une solution de replâtrage qui n’arrange pas les affaires des étudiants.

Filature
«S’ils veulent nous filer, ils n’ont qu’à le faire. C’est d’ailleurs ce qu’ils savent mieux faire ici en Centrafrique que d’affronter avec réalisme le problème ici posé qui est clair. Nous ne sommes pas des politiciens qui font de la surenchère politique mais des enseignants, des formateurs des formateurs et on ne doit pas nous traiter de la sorte», confie un enseignant sous anonymat. Un autre enseignant se pose s’interroge sur la qualification à donner à une telle décision. «Est-ce le début d’exécution par Mme le recteur de la feuille de route pour laquelle elle a été nommée? Si c’est cela, qu’elle se détrompe car elle ne pourra pas nous forcer à reprendre les cours d’autant plus que l’université se doit toujours d’être ce haut lieu de la transmission du savoir. Ce savoir ne s’obtient guère par la force des canons». Appuyée par le Conseil National de la Jeunesse, l’Association nationale des étudiants centrafricains (ANECA) a non seulement demandé aux deux parties de s’asseoir autour d’une table pour discuter de la situation mais projette organiser dans les jours à venir, une marche pacifique pour exiger que leur soit garantie, le droit à l’éducation.

 

 
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