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Bangui: Une reprise des cours sous haute surveillance à l’université

Par Radio Ndeke Luka - 16/09/2011

L’Association Nationale des Etudiants Centrafricains est contre

 

Le bureau de l’Association Nationale des Etudiants Centrafricains (ANECA) vient de rejeter en bloc la proposition du rectorat au sujet de la levée de la franchise universitaire. L’opportunité devrait permettre une reprise des cours sur le campus par les enseignants du supérieur dits volontaires, sous une surveillance des forces de l’ordre pour assurer leur sécurité. Cette réaction fait suite à une réunion de crise relative à la reconduction pour une période d’un mois de la grève de ces enseignants, exigeant la revalorisation de leurs statuts. La conclusion de la réunion a débouchée non seulement sur une reprise des cours sous haute surveillance militaire, mais aussi sur la possibilité pour les étudiants retardataires d’aller s’inscrire afin d’achever l’année académique en cours. Objectif fixé par la nouvelle équipe rectorale en partenariat avec le gouvernement centrafricain: sauver à tout prix une année blanche dont le spectre plane déjà sur le système éducatif du pays.

 


© Hippolyte Donossio
Une vue de l'université de Bangui
Selon René Raoul Zanga, secrétaire général de l’ANECA, «il s’agit là d’une décision éphémère, donc sans issue favorable. Les 2 parties devraient nécessairement faire une concession, prôner le dialogue et rétablir les étudiants dans leur droit à l’éducation». Contacté par Radio Ndeke Luka qui rapporte les faits, un des responsables du Syndicat National des Enseignant du Supérieur (SYNAES), indique qu’ils sont toujours en grève et maintiendraient leur position jusqu’à l’obtention d’un gain de cause. Toutefois certaines sources indiscrètes affirment que l’idée d’une éventuelle reprise des cours à l’Université de Bangui souhaitée par le rectorat partirait du fait que la plupart des leaders du SYNAES auraient reçu des pots de vin de la part du gouvernement. La base serait entrain de mûrir une réflexion pour destituer ceux-là qu’ils qualifieraient de traitres et de corrompus.

A titre de rappel, une dernière manifestation des étudiants du département des lettres a été durement réprimée par les forces de l’ordre en violation de la franchise universitaire existante. Un des mécontents avait reçu une balle à la cuisse et évacué au Maroc pour de soins. Il faut dire que la grève au niveau de l’enseignement supérieur perdure, alors que les élèves du fondamental I et II ont repris timidement jeudi le chemin des classes sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

 

 
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