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Centrafrique: Des ministres suspectés de détournement

Par journaldebangui.com, AFP - 15/09/2011

Ils ont été placés sous surveillance judiciaire par le parquet de Bangui

 

Selon une information de l’Agence France Presse, un ministre et deux anciens ministres centrafricains suspectés d'avoir détourné 76.000 euros d'une société de téléphonie mobile, ont été placés sous surveillance judiciaire, d’après une source judiciaire proche du parquet de Bangui. Le ministre du Développement rural et ex-porte-parole du gouvernement, Fidèle Ngouandjika, et les anciens ministres Thierry Maléyombo (Justice, Télécommunications), et Abdallah Kadre (délégué aux Finances), sont accusés d'être impliqués dans le détournement d'un chèque de 50 millions FCFA (environ 76.000 euros) provenant d'une société de téléphonie mobile (Telsoft), a affirmé cette source. Les trois personnalités ont été entendues tour à tour la semaine dernière par le procureur du tribunal de Bangui qui a pris les mesures de surveillance judiciaire et de confiscation de leurs passeports pour leur interdire toute sortie du territoire centrafricain, en attendant la fin de l'instruction du dossier, a encore précisé la source.

 


© cap
Thierry Maléyombo à gauche (Justice, Télécommunications), Fidèle Ngouandjika (g)
L'affaire remonte au début de l'année 2011, la société Telsoft sommée de verser 150 millions FCFA à l'Etat centrafricain au titre d'arriérés fiscaux, a émis deux chèques: un premier chèque de 100 millions FCFA (environ 150.000 euros) et un deuxième d'un montant de 50 millions FCFA qui n'a pas été encaissé par le Trésor public, d'après la source. Le 8 septembre, le président centrafricain François Bozizé qui ouvrait des états généraux des finances publiques de Centrafrique avait annoncé qu'il n'hésiterait pas à prendre toutes les mesures qu'imposent les situations pour mettre hors d'état de nuire les auteurs et complices des détournements des deniers publics, la corruption, bref ceux qui seront reconnus coupables ou complices de malversations financières. Malgré les efforts consentis par le gouvernement, la situation des finances publiques n'a cessé de se dégrader, avait ajouté M. Bozizé, soulignant que les crimes et délits économiques et financiers, notamment la corruption sous toutes ses formes (...) ont privé l'Etat de ses ressources et par conséquent rendent difficile la possibilité pour l'Etat d'honorer ses dettes. La Centrafrique est classée 154e --sur 178 pays-- dans le dernier indice de perception de la corruption (2010) de l'organisation Transparency international. Les institutions de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale estimaient en 2004 que la corruption est rampante en République centrafricaine, et freine de façon considérable le développement du pays.

 

 
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