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Libye: La famille Kadhafi est-elle décomposée?

Par Ariane Nkoma - 31/08/2011

Alors que les rebelles recherchent l’ancien dictateur, les autres membres de sa famille sont disparus, morts ou réfugiés!

 

Le jeudi 1er septembre 2011, la traditionnelle cérémonie commémorant l’anniversaire de la «Révolution du 1er septembre 1969» qui avait renversé le vieux roi Senoussi et allait porter au pouvoir un jeune colonel, Mouammar Kadhafi, devrait changer de signification. Pour les opposants au régime, elle marquera la fin de quarante-et-une années de dictature. Ils espéraient que le 42ème anniversaire du coup d’Etat n’aurait pas lieu. Leur vœu sera exaucé. Cependant, celui qui se faisait appeler le Guide de la révolution de la grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste ou, plus simplement, Guide de la révolution ou frère Guide, a disparu. Il pourrait se trouver dans la région de Syrte, à 360 kilomètres à l’est de Tripoli, son fief, territoire de sa tribu, les Kadhafa. Et peut toujours frapper. C’est ce qu’a rappelé le porte-parole de l’opération de l’Alliance atlantique en Libye, le colonel canadien Roland Lavoie, insistant sur la capacité dont il fait encore preuve à commander et à contrôler des troupes, leurs mouvements, et ainsi que le déploiement des armes, y compris le tir de missiles sol-sol. Fondamentalement, il fait preuve d’une capacité à exercer un certain niveau de commandement et de contrôle. Et de préciser que les forces pro-Kadhafi que nous observons ne sont pas en pleine débandade, elles cèdent du terrain de manière ordonnée et se retirent sur la moins mauvaise de leurs positions, compte tenu de leur armement. L’officier dispose-t-il d’informations sur la localisation de l’ancien dictateur? nous ne savons pas a-t-il répondu.

 


© itsgoodtobeback.com
Mouammar Kadhafi et sa progéniture (de haut en bas et de gauche à droite) : Mohamed, Seif, Hannibal, Saïdi et Aïcha.
Une famille décomposée
Pendant que Kadhafi reste introuvable, sa famille elle s’est décomposée. Son fils Saïf al-Islam serait avec lui. Agé de 39 ans, le fils aîné de la seconde épouse du dictateur, Safia Farkash, était considéré comme le prétendant le plus crédible à la succession de son père. Docteur en philosophie de la London School of Economics, il a longtemps travaillé son image de «réformateur», s’attachant notamment à pacifier les relations entre son pays et l’Occident. Toutefois, dès le début de la rébellion, c’est un autre personnage qui est apparu, menaçant les contestataires de noyer leur mouvement dans un bain de sang. Comme son père, il est accusé par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité. Sa femme, Safia Farkash, sa fille Aïcha et ses fils Hannibal et Mohamed se trouvent en Algérie. L’information a été officialisée par un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères. Rappelant sa stricte neutralité dans la révolution libyenne tout en soulignant les raisons strictement humanitaires qui l’ont incité à accepter ces hôtes encombrants, Alger ajoute: cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de M. Mahmoud Jibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen. Réplique immédiate du CNT par la voix d’un de ses membres, Mohammed al-Allagy: Nous allons demander à l’Algérie de les ramener. Quelques heures plus tard la fille du Guide, Aïcha, accouchait d’une petite fille.

 


© Africapresse
Le président du Conseil national de transition Moustafa Abdeldjeïl
Mohamed, 41 ans, l’aîné de la famille, fils unique du premier mariage de Mouammar Kadhadi, avec Fatiha al-Nuri, avec qui il avait divorcé en 1970, faisait peu parler de lui. Il présidait l’organisme libyen des télécommunications et le Comité national olympique. En revanche, son demi-frère, Motassim Bilal, 33 ans, surnommé Hannibal jusque dans le dernier communiqué algérien, était un habitué des scandales. Bagarre à Rome à la sortie d’une discothèque, puis avec des photographes, excès de vitesse (140km/h) à Paris, sur les Champs-Elysées, nouvelle bagarre, cette fois-ci avec des policiers français. En 2008, à Genève, la police l’interpellait pour mauvais traitements sur des employés. Son fils Khamis serait mort. Sa mort avait déjà été annoncée à plusieurs reprises depuis le début du conflit, notamment au début août quand les rebelles avait affirmé qu’il avait péri lors d’un raid de l’Otan sur la ville de Zliten, à 150 km à l’est de Tripoli. Une information qui avait été régulièrement démentie. Pourtant, dimanche dernier, le ministre de la Justice du CNT, Mohammed al-Allagy a déclaré: un des leaders rebelles m’a confirmé que Khamis avait été tué quelque part près de Tarhouna, à environ 80 km au sud de Tripoli. Il ajoutait: il a peut-être été tué pendant une bataille. Le leader rebelle m’a dit qu’il avait été enterré. En attendant, le CNT a donné un ultimatum à tous les pro-kadhafistes.
 
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