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RCA: L’Assemblée nationale et le gouvernement sur la crise de l’Université

Par Kpangbandjé - 31/08/2011

L’éducation figure en bonne place dans les priorités du gouvernement

 

L’Assemblée nationale et le Parti Travailliste KNK ne font rien pour juguler la crise sociale afin d’éviter une année blanche à l’Université de Bangui. Dans un pays démocratique, lorsqu’une crise sociale tend à paralyser le fonctionnement d’une institution de la République, l’Assemblée nationale n’hésite pas à interpeller le ministre en charge du Département concerné. De préavis de grève, les enseignants du supérieur ont observé huit jours d’arrêt de travail puis vingt et un jours avec possibilité de grève illimitée dans cas où le gouvernement ne parviendrait pas à trouver de solution à leur revendication. La rencontre avec le Premier ministre Faustin Archange Touadera pourtant enseignant du supérieur avant de prendre la tête du gouvernement, a accouché d’une souris. Curieusement, le ministre d’Etat Jean Willy Biro Sacko, pour gérer la crise, a lancé un appel à la reprise des cours à l’Université de Bangui sur fond de menace et de mise en garde.

 


© rcamagazine.com
L'Assemblée ne fera rien contre le gouvernement
Le Président fondateur du Parti Travailliste KNK, François Bozizé, a toujours clamé haut et fort qu’il entend impliquer pleinement et fortement les jeunes dans sa politique de construction et de développement de la République Centrafricaine. La deuxième personnalité du pays le président Gaombalet, de l’Assemblée nationale n’a cessé de répéter qu’il ne faut pas compter sur lui pour mettre le bâton dans les roues du gouvernement. Pendant la quatrième et la cinquième législature aucun membre du gouvernement ne pourra être pris à partie par les honorables députés majoritairement acquis à la cause du régime en place à Bangui. Or, la tension de trésorerie à laquelle fait allusion le gouvernement ne convainc pas du tout les enseignants du supérieur. Au regard de tout ce qui précède, il faut craindre une année blanche à l’Université. Ce qui pourrait bien fragiliser le régime de Bozizé. Ce manquement pourrait bien passer pour un échec tant pour le gouvernement que pour l’Assemblée nationale qui se sont unanimement montrés «défaillants». Les promesses électorales faites au peuple prennent le contre pied de la politique de développement de proximité prônée par l’actuel locataire du Palais de la Renaissance.

 

 
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