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Centrafrique: Difficile passation de service entre MM Kamot et Jean Djindot

Par Kpangbandjé - 26/08/2011

Le Directeur de la Caisse et son intérimaire se dispute le fauteuil

 

Le Directeur général de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), M. Jean DJindot devait reprendre service, il y a un moment. Il avait été suspendu par le ministre de la fonction publique, M. Gaston Mackozangba qui avait signé l’arrêté n°769/MFPTSSIPJ/DIR.CAB le 08 avril 2011 suspens M. Jean Djindot de sa fonction et un second arrêté n°770/MFPTSSIPJ/DIR.CAB désignant un intérimaire. Ces décisions ont été prises quand M. Jean Djindot se trouvait à Turin pour s’entretenir avec les partenaires en vue de voir comment insérer dans le programme de la Caisse, une nouvelle branche d’activité: l’assurance maladie. Ce qui pourra augmenter à 4 les activités sur lesquelles la CNSS travaille notamment: le paiement de pension, allocation familiale, et celle qui est encore en négociation. L’acte du membre du gouvernement de l’époque avait été très mal apprécié par le Conseil d’administration conduit par M. Daniel Nditiféï Boyssembé. A cet effet, une session extraordinaire avait été tenue à l’issue de laquelle le Conseil a contesté les deux arrêtés en les déclarants nuls et de nuls effets pour cause de vice de procédure.

 


© journaldebangui.com
Le Directeur général de la CNSS, M. Jean DJindot
De son retour de la mission de Turin, M. Jean Djindot a réagi en saisissant le tribunal administratif afin de trancher cette affaire qui a défrayé la chronique. Mais en définitive, il faut retenir que la justice s’était prononcée le 29 juin 2011 en faveur de M. Djindot en le rétablissant dans tous ses droits. Ce qui signifiait qu’il devait reprendre aussitôt son poste de service sauf s’il est question d’observer une procédure interne. Il s’avère aussi indispensable de préciser que c’est lors de la session ordinaire du Conseil d’administration tenue du 19 au 20 août que instruction a été donnée à M. Djindot sur la base surtout de la décision de justice de reprendre son poste. Seulement, M. Kamot qui assurait l’intérim après lui s’est opposé pour des raisons insolites.

Il préfère plutôt la décision qui émanerait du ministère de tutelle que celle du Conseil d’administration. La décision de justice s’impose à tous et du moment que le ministre Noël Ramadan, successeur de Mackozangba qui en réalité au nom de la continuité du service de l’Etat n’a pas interjeté appel, signifie en d’autre terme qu’il a pris acte de la décision. Par conséquent, l’affaire est close. M. Kamot, qui tenait vaille que vaille de se maintenir à ce poste, serait en train de manipuler certains certaines personnes influentes de le soutenir dans ses manœuvres. Il serait temps que les autorités compétentes prennent leur responsabilité pour mettre un terme à ce bras de fer inutile.

 

 
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