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Crise à l’Université de Bangui: Rencontre du Médiateur avec le SYNAES

Par Kpangbandjé - 25/08/2011

Cela n’a rien changé à la décision des enseignants qui sont restés droits dans leurs bottes

 

Le Médiateur de la République centrafricaine, Mgr Paulin Pomodimo a reçu en audience le jeudi 25 août 2011 dans la matinée en sa résidence, le syndicat autonome des enseignements du supérieur (SYNAES). Cette rencontre vise à palier la grève entamée par ces enseignants. Cependant, le Médiateur n’aurait rien changé dans la décision des enseignants qui sont restés droits dans leurs bottes. L’ordre du jour était de débattre sur la grève, de rechercher des solutions ou, éventuellement de ramener le syndicat à de meilleurs sentiments afin que les activités académiques puissent reprendre au niveau de l’Université de Bangui. Pour M. Gervais Nzapali, secrétaire exécutif du syndicat, « le bureau est venu voir le Médiateur pour lui dire ce qui s’est passé et donc, il appartient désormais à la médiation d’écouter aussi le camp adverse».


 


© radiondekeluka
La façade avant de l'université de Bangui
Toujours d’après lui, les enseignants étant donné que ce problème n’est pas encore résolu, il n’est aucunement question que ceux-ci reprennent les cours. En effet, ces enseignants demandent l’application de leur grille et la signature de l’arrêté du décret 06.156 du 6 mai 2006. Dans un premier temps, il était question de signer l’arrêté avec le suivi immédiat des effets financiers. Mais puisque les étapes de négociations sont en cours, des concessions sont faites et le syndicat décide que, si l’arrêté doit prendre effet à partir de janvier 2012, aucun problème ne se posera puisque les enseignants vont rapidement reprendre les cours.

Le syndicat autonome des enseignants du supérieur s’inquiète par ailleurs du fait que le gouvernement n’ait fait aucune proposition concrète. Selon le secrétaire exécutif du mouvement, dans de pareilles situations, il incombe à l’autre camp de faire des propositions concrètes, or ce qui se passe en ce moment n’est aucunement le cas. Il y a peu, le Premier ministre Faustin Archange Touadéra avait échangé avec le bureau du SYNAES où, il leur avait demandé de reprendre les cours. Cependant, il n’est pas exclu qu’au sein du syndicat puisse naître éventuellement une dissidence. Sur cette question, M. Nzapali a clairement déclaré que «les enseignants qui décideraient de briser la grève auront tout le monde sur leur dos. Nous attendons une proposition concrète du gouvernement pour reprendre les activités. Dire qu’il n’y a pas d’argent n’est pas une proposition», a déclaré M. Nzapali. La grève en cours avait démarré le 11 août 2011 pour un délai de 21 jours. L’assemblée générale se réunira à nouveau pour une décision à prendre. Cependant, le prochain rendez-vous du Médiateur de la République avec le SYNAES est prévu pour le 7 septembre.

 

 
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