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Centrafrique: Volte-face du général tchadien Kader Baba Laddé

Par Agence France Presse - 22/08/2011

Le chef rebelle refuse de négocier sans la protection de l'ONU

 

Abdel Kader Baba Laddé, chef de la rébellion tchadienne du Front populaire pour le redressement (FPR) qui occupe un village centrafricain, refuse d’aller négocier à N'Djamena sans la présence de l'ONU, selon un communiqué reçu à l'AFP. Des négociations me sont proposées à N'Djamena. J'accepte à la condition que des forces de l'ONU me protègent (...) Dans les conditions actuelles nous ne pouvons faire de négociations à N'Djaména, a affirmé le samedi 20 août 2011 le général Baba Ladé, suite à la proposition de rencontre faite par le médiateur de la République centrafricaine Mgr Paulin Pomodimo. Si cela n'est pas possible, je propose que les négociations soient faites à l'étranger à Brazzaville, Libreville, Dakar, Ouagadougou, Abidjan, Nairobi, au Qatar ou même en Turquie. Je laisse le pouvoir tchadien choisir parmi ces lieux celui qu'il souhaite pour des négociations, précise t-il. Dans son communiqué, le chef de la rébellion tchadienne se défend des accusations de "pillage et d'extorsions" formulées à son encontre, affirmant ne jamais s'être "attaqué à des populations civiles". Je veux la démocratie en RCA, au Tchad et dans les pays voisins. (...) Le Front Populaire pour le Redressement a toujours protégé les civils et les protégera toujours, ajoute le texte.

 


© journaldebangui.com
Le général Baba Laddé lors de la signature de l'accord à Bangui en juin 2011
Selon la gendarmerie, au moins 65 hommes du FPR du "général" occupaient depuis une vingtaine de jours la commune de Pladama Ouaka située entre les villes de Bambari (centre-est) et Kouango (sud-est). Mgr Paulin Pomodimo avait affirmé le 10 août avoir convaincu leur chef de se rendre à N'Djamena pour discuter avec les autorités. Il faudrait que le Tchad prenne ses responsabilités, puisqu'en fait si on voit bien, c'est un Tchadien qui s'est installé chez nous, et il est tout à fait normal que ses problèmes se règlent au Tchad, avait-il déclaré. Des éléments du FPR pourchassés par l'armée tchadienne se sont repliés en territoire centrafricain en 2008, où ils sont souvent accusés de brigandages et de vols sur les routes.

 

 
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