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Centrafrique: Les législatives partielles ou le match capital de football?

Par Journal des elections - 22/08/2011

Entre, querelle politiques et juridiques, une forte abstention se profile à l’horizon pour le scrutin du septembre prochain à Bangui!

 

La participation des électeurs aux législatives partielles du 4 septembre prochain serait-elle mise en danger par le match de football République Centrafricaine – Maroc? Certes, le vainqueur participera de façon quasi certaine à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations en 2012 au Gabon et en Guinée Equatoriale: une première historique pour les Fauves du Bas Oubangui. Certes, la Coupe d’Afrique de basket dans laquelle les Fauves ont l’habitude de briller occupe davantage les esprits des Centrafricains.

Plus sérieusement, le danger d’une très forte abstention semble bien venir des faibles enjeux d’élections déjà gagnées par la majorité présidentielle et le parti KNK puisque l’opposition boycotte le scrutin. Par ailleurs, les Centrafricains ont des doutes sur la fiabilité du processus électoral comme le montre une enquête réalisée par l’Association des Radios Communautaires, la Maison de la Presse et des Journalistes et l’Institut Panos Paris avec le soutien de l’Union Européenne auprès de 1179 citoyens centrafricains de plus de 18 ans à Bangui et en province (Ombella M’Poko, Nana Mambéré, Ouham, Ouham Pendé, Kémo, Ouaka, Sangha M’Baéré, Mambéré Kadéï et Lobaye) sur leur perception du cycle électoral et du vote du 23 janvier 2011

 


© journaldebangui.com
Fulgence Zeneth, coordonateur de l’Observatoire National des Elections (ONE)
Grogne des partis de la majorité présidentielle
Les partis de la majorité présidentielle ne sont pas contents de la façon dont sont organisées les élections législatives partielles du 4 septembre prochain et le font savoir. Leur cible: l’existence d’un Comité transitoire des élections aux contours flous. Pour ces partis, le texte créant cet organe «est entaché de nombreuses irrégularités et présente de graves insuffisances qui le rendent totalement illégal et inapplicable». En outre, il tirerait «sa source ni de la Constitution du pays, ni de la Loi portant code électoral, ni de la loi sur les partis politiques et portant statut de l’opposition». Pour ces responsables politiques, «nulle de ces prescriptions légales n’autorisent la création d’un comité transitoire composé exclusivement des cadres de l’administration publique» et une «telle démarche conduira à une contestation générale et fondée susceptible de perturber la vie de la nation et de compromettre la paix civile encore fragile». Les partis politiques de la majorité présidentielle recommandent au Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, de discuter des modalités d’organisation de ces législatives partielles. La charge est violente. Visiblement, ces leaders des partis politiques de la majorité présidentielle n’ont pas une confiance sans fin dans la fiabilité du scrutin et ne souhaitent pas être évincés de la sorte au profit de candidats estampillés KNK. Du reste, l’opposition démocratique boycotte le scrutin comme elle l’avait fait pour le second tour de scrutin en mars dernier.

 


© radicarl.net
Les insuffisances du code électoral centrafricain?
Lors d’une conférence de presse, le 19 août, Fulgence Zeneth, coordonateur de l’Observatoire National des Elections (ONE), a indiqué que l’organisation des élections législatives partielles du 4 septembre prochain «pose au grand jour, la nécessité et l’urgence de la relecture du code électoral dont les incohérences, les insuffisances, les contradictions internes et les lacunes sont criardes». Parmi les incohérences, il a cité le fait que ce même code électoral prévoit 60 jours et aussi 90 jours pour la reprise des élections. En outre, ce code ne prévoit pas des dispositions pratiques pour l’organisation des élections dont les résultats ont été invalidés. Selon lui, rien n’indique que le Comité Transitoire des Elections mis en place par le ministère de l’Administration du Territoire pourra organiser dans la transparence ces consultations partielles.

Pourtant, le Comité transitoire des élections a demandé aux électeurs des circonscriptions électorales de Sosso Nakombo dans la Mambere Kadei, Bouar 1 dans la Nana Mambere, Bossangoa 1 et Kabo dans l’Ouham, Kaga Bandoro 2 dans la Nana Gribizi, Bamingui dans le Bamingui Bangoran, Boganagone dans la Lobaye, Bayanga dans la Sangha Mbaere, Kouango 2 dans la Ouaka, Bogangolo dans l’Ombella M’Poko Nord, Bimbo 3 et 4 dans l’Ombella M’Poko Sud, 5eme Arrondissement 1 et 2 à Bangui à se rendre aux urnes le 4 septembre après annulation des scrutins par la Cour Constitutionelle. Par ailleurs, le Pasteur Josué Binoua, ministre en charge de l’Administration du territoire et de la décentralisation, a assuré que le déploiement du matériel électoral se fera à partir du 21 août 2011.
 
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