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Côte d'Ivoire: Alassane Ouattara tend la main aux partisans de Laurent Gbagbo

Par Ariane Nkoma - 11/08/2011

Le Front populaire ivoirien a répondu favorablement à cet appel de réconciliation nationale

 

Le Front populaire ivoirien (FPI) du président déchu, Laurent Gbagbo, a répondu favorablement à l’appel à la réconciliation nationale lancé par le président Alassane Ouattara. Nous avons appris cela avec beaucoup de plaisir, de soulagement et d’espérance. Si le président de la République ouvre son cœur pour dire que nous devons aller à la réconciliation, qu’il lance cet appel à ses frères et sœurs du FPI (Front populaire ivoirien) et du LMP (La majorité présidentielle) exilés au Ghana, c’est une main tendue qu’il faut saisir, a réagi Sylvain Miaka Oureto, président par intérim du FPI. Le successeur de Mamadou Koulibaly, ancien président du FPI qui a démissionné en juillet dernier, a toutefois souhaité que ses camarades du parti exilés à l’étranger puissent avoir l’assurance d’être amnistiés, s’ils décidaient de rentrer au pays. Cet appel a été émis par Alassane Ouattara lors du défilé du dimanche 7 août 2011 sur l'esplanade du palais présidentiel à Abidjan pour le 51e anniversaire de l'indépendance du pays. Le président ivoirien dans son allocution veut tendre la main aux partisans de Laurent Gbagbo, dont certains sont exilés au Ghana. Nous avons besoin de tout le monde pour reconstruire le pays, affirmait-il, avant d’assurer que tout serait fait pour que la sécurité de tous soit assurée.

 


© abidjan.net
Alassane Ouattara a tendu la main aux partisans de Laurent Gbagbo
Mais en se disant prêt à saisir la main tendue du président Alassane Dramane Ouattara (ADO), le porte-parole du parti de l’ex-président Laurent Gbagbo a tout de même posé, de façon subtile, une condition. Ce dernier a, en effet, supposé qu’en appelant ses frères, notamment ceux du FPI et de La majorité présidentielle (LMP) qui se sont réfugiés au Ghana et au Liberia à retourner au bercail, ADO serait prêt à annuler toutes les poursuites engagées contre eux. Le président intérimaire du FPI touche ainsi du doigt le point le plus sensible du processus de réconciliation pour lequel la justice peut constituer un obstacle. L’actuel chef de l’Etat ivoirien a, certes, promis de tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité de ceux qui, comme quelques officiers de l’armée autrefois réfugiés au Ghana, accepteraient de revenir. N’empêche que le nœud gordien du retour des exilés reste les poursuites judiciaires dont ceux-ci font l’objet.

En parvenant à échapper à la capture lors des affrontements ayant conduit à la chute de l’ancien régime, Blé Goudé, le général de la rue et ses autres camarades en fuite ont prouvé qu’ils n’étaient pas si imprudents que cela. S’ils acceptaient de rentrer au pays, ils prendraient sans doute les précautions nécessaires en vue de ne pas être inquiétés ou de faire prendre le pouvoir en place dans son propre piège en cas de supercherie. L’on ne sait pas non plus ce que ces réfugiés ont pu fomenter comme plans pendant leur exil. La découverte d’armes détenues par des exilés ivoiriens dans un pays voisin est une information, entre autres, à ne pas négliger dans ce genre de situation.

Rappelons que Sylvain Miaka Oureto est le nouveau patron du FPI. L’ancien Secrétaire général du parti, désigné à l’unanimité des membres du Secrétariat général encore en activité, a été oint par acclamations des militants du FPI qui ont pris part aux travaux du Comité central extraordinaire élargi à toutes les structures d’activités et de spécialisation. La réunion s’était déroulée le samedi 23 juillet dernier au siège du CNRD à Cocody. M. Miaka remplaçait à ce poste Mamadou Koulibaly, démissionnaire. Il assure désormais l’intérim du président Pascal Affi NGuessan, arbitrairement incarcéré sans aucun chef d’inculpation, depuis le 22 avril à Bouna par le régime du nouveau chef de l’Etat, Alassane Ouattara. Par la même occasion, le Comité central extraordinaire a désigné, là aussi, à l’unanimité de ses membres, le député Laurent Akoun pour assurer les fonctions de Secrétaire général adjoint et Porte-parole du parti. Enfin, toute la direction du parti a été renouvelée et adaptée aux difficiles conditions que traverse le FPI depuis avril 2011.

 

 
MOTS CLES :  Côte D'ivoire   Présidentielle   Alassane   Ouattara   Laurent   Gbagbo 

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