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CPJP-UFDR: Très vives tensions entre Goula et Rounga à Bria

Par Kpangbandjé - 10/08/2011

Ce conflit débuté depuis quelques jours a déjà fait plusieurs blessés et des morts

 

La ville de Bria située au nord de la République centrafricaine est en ce moment en proie à un conflit tribal opposant l’ethnie Rounga à celle des Goula. Ce conflit qui a débuté depuis quelques jours dans cette ville, a déjà fait plusieurs blessés et des morts. La tension qui prévaut dans cette ville en ce moment est de plus en plus inquiétante. La mésentente née entre les rébellions de la CPJP issue de la tribu des Rounga et de l’UFDR de la tribu des Goula, s’étend de plus en plus dans la partie nord de la République centrafricaine. Après la ville de Ndélé où le même conflit a opposé ces tribus, c’est au tour de la ville de Bria. En effet, depuis plusieurs jours, Bria et ses alentours sont théâtres d’un accrochage opposant les deux principaux groupes ethniques de la région. Ledit accrochage aurait fait un nombre important de blessés ainsi que des morts. Certaines personnes conduites à l’hôpital de la ville de Bria seraient blessées par des armes blanches.

 


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Depuis quelques décennies pourtant, cette mésentente existe déjà entre ces groupes ethniques d’où, la signature d’un «pacte de réconciliation» à Birao le 6 septembre 2010 par toutes ces ethnies en présence de plusieurs chefs religieux. Malheureusement, le respect de ce pacte n’est pas ce qu’on croyait. Avec le programme du désarmement, démobilisation et réinsertion, on croyait à une unité. Avec ce regain de tensions, ils remettent en cause le pacte signé selon lequel toutes les ethnies (Rounga, Goula, Kara, Arabe, etc.) s’engagent solennellement devant Dieu et devant les hommes à enterrer définitivement la hache de guerre, privilégier le dialogue et la voie judiciaire comme seuls moyens de règlement des différends, etc. Cette violence vient enfoncer le clou et mettre en doute le contenu de ce pacte pourtant signé par toutes les parties.

Pour ce qui se passe en ce moment dans la Haute Kotto, chacune des ethnies concernées rejette en bloc les responsabilités et accuse l’autre. Selon toute vraisemblance, les deux factions rebelles qui sévissent dans la région sont à l’origine des affrontements avec pour objectif, d’asseoir, chacune de son côté, le contrôle exercé dans ces localités. Il s’agit de la Convention des Patriotes pour la justice et la paix (CPJP) et l’Union des forces démocratique pour le rassemblement (UFDR), qui se battent par personnes interposées. Notons qu’un accord de cessation d’hostilités entre les deux groupes rebelles a été reporté à une date ultérieure, le 13 juillet dernier, à cause de la mésentente entre les deux ethnies qui vivent désormais à couteaux tirés.

 

 
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