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Centrafrique: L’enseignement supérieur menacé

Par Kpangbandjé - 25/07/2011

La revendication habituelle des enseignants du supérieur ressemble à un boulet que traîne sans cesse le ministère de l’enseignement supérieur

 

Si le gouvernement ne s’engage pas dans un bref délai à trouver une solution aux revendications des enseignants du supérieur, le préavis de grève remis depuis peu pourra devenir effectif. Selon le syndicat des enseignants du supérieur, la trêve est terminée et le gouvernement devrait être capable de valoriser leur traitement, les frais de vacation, les heures supplémentaires et les frais de suivi de mémoire de soutenance. Dans un passé récent, le gouvernement a cru décapiter le syndicat des enseignants du supérieur en nommant les agitateurs à des postes de responsabilité. Le versement régulier des salaires à terme échu aux fonctionnaires et agents de l’Etat devrait mettre un terme à l’effervescence des partenaires sociaux. Seulement, les enseignants du supérieur n’entendent pas de cette oreille. Les étudiants ont pris conscience de leur situation pour ne compter que sur les bourses versés à eux par le gouvernement. La formation des étudiants dépend des enseignants donc, le gouvernement est condamné à prendre ses responsabilités pour que l’année académique 2010-2011 soit effective et validée par l’Unesco.

 


© acda-rca.org
Une vue de l'université de Bangui en chantier
A cause des revendications sociales, aucune année académique ne s’est terminée dans le délai avec le respect du programme d’études. De ce fait, les cours se tiennent même au-delà de la période des vacances. Ceci étant, les étudiants Centrafricains désirant poursuivre leurs études à l’étranger sont souvent obligés de refaire le diplôme obtenu à l’Université de Bangui. Puisque les enseignants entendent toujours profiter de la période des examens pour obtenir gain de cause à leur revendication. Dans le cadre de la continuité des actions gouvernementales, le ministre d’Etat à l’enseignement supérieur, M. Jean Willibyro Sacko est tenu de présenter et défendre le dossier en Conseil des ministres afin qu’une solution digne de ce nom soit trouvée dans un bref délai. Auquel cas aucune solution idoine ne devait être trouvée, les enseignants du supérieur entameraient une grève illimitée et sans un service minimum dans l’ensemble des Départements de l’Université de Bangui. La revendication habituelle des enseignants du supérieur ressemble à un boulet que traîne sans cesse le ministère de l’enseignement supérieur.

 

 
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