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Faire connaître la Centrafrique à travers le cinéma

Par Pacôme P. - 22/07/2011

Depuis quelques semaines le jeune cinéaste Aristide Ephrem Kondamoyen tourne à Bangui

 

Le jeune réalisateur centrafricain Aristide Ephrem Kondamoyen fait de plus en plus une percée dans le monde du cinéma africain. A la suite de ses études supérieures au Benin en Afrique de l’Ouest dans le domaine du cinéma, Aristide a découvert le goût de la réalisation cinématographique aux côtés de Michel Gohou, célèbre acteur africain de nationalité ivoirienne dans le court métrage «Vrai ou faux» où Aristide K. était son assistant. Lorsqu’il était de passage à Abidjan en Côte d’Ivoire. S’étant rendu dans un magasin où l’on vend uniquement des films de production africaine, il était vexé qu’il n’y ait pas de produits issus dans son beau pays la République Centrafricaine.

 


© journaldebangui.com
Aristide Ephrem Kondamoyen
Du coup, il a été envahi par le désir de faire connaître l’art et la culture centrafricaine à travers le cinéma. C’est alors qu’il réalisera le court métrage intitulé «Kodro ti mo» (ton pays) en langue nationale du pays (sangö). Ce court métrage a été projeté en salle au Benin le 4 Décembre 2010. En République Centrafricaine, ce film est très apprécié du public qui a vu enfin un film réalisé hors du territoire mais en langue nationale. Quelques mois plus tard, de retour au bercail Aristide a réalisé un autre court métrage intitulé «Faux prophète du dernier jour». Lequel sera disponible selon lui à partir du début Août 2011. Avec ses 22 acteurs dont 11 filles et 11 garçons (par rapport à la question du concept genre), Aristide Ephrem Kondamoyen compte faire le carton plein avec d’autres réalisations.

 


© journaldebangui.com
Malheureusement, il ne bénéficie d’aucun soutien, excepté le ministre de la communication M. Alfred Taïnga Poloko qui l’avait soutenu lors de sa dernière réalisation en lui fournissant des matériels. C’est aussi un appel qu’il lance à l’endroit du grand public et des partenaires qui souhaiterait le soutenir. Aujourd’hui, il exhorte les jeunes centrafricains qui possèdent des talents quelque soit le domaine, de ne pas baisser les bras, mais d’avancer tête haute. L’on ne peut que souhaiter à ce jeune réalisateur limité par ses moyens, de continuer d’aller de l’avant afin de rehausser le niveau de la culture, de l’art centrafricain à travers ses réalisations.
 
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