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Centrafrique: Vers le placement des digues autour du pont de Sapéké 1 et 2

Par Kpangbandjé - 21/07/2011

L’idée est de pouvoir contenir les eaux de pluie et limiter les risques

 


© journaldebangui.com
Le pont effondré expose à d'autres risques
De sources proches du Département de la Reconstruction des édifices publics et de l’Urbanisme, le gouvernement serait sur le point d’entreprendre des travaux d’endiguement avant la reconstruction du pont en voie d’effondrement. Au demeurant, les dernières pluies diluviennes ont provoqué l’inondation dans le quartier Sapéké 1 et 2 et que l’effondrement du pont pourra être effectif si la saison des pluies ne prend pas fin bientôt. Après avoir accusé le gouvernement de passivité devant le processus d’effondrement du pont Langbassi et les inondations à répétition, la population est descendue dans la rue pour crier son ras-le-bol. Les sinistrés ayant perdu maisons et biens matériels n’ont voulu rien savoir du prêche du ministre de l’Administration du territoire, le pasteur Josué Binoua, intervenu pour calmer la tension.

 


© corbis image
Inondation
La clameur de l’évènement n’a pas permis aux autorités publiques de rappeler aux sinistrés que dans un passé récent, les ministres Koyamene et Wodobode ont mené une campagne de sensibilisation, invitant les fabricants de briques cuites à cesser de creuser les trous de manière anarchique et surtout non loin des maisons d’habitation et des grands ouvrages. A l’époque, les deux membres du gouvernement avaient indiqué que le gouvernement n’a pas prévu dans l’actuel budget un volet pour les imprévus. Le fait de creuser les trous pour fabriquer les briques cuites ou pour récupérer les fers à béton est à l’origine de la dégradation de la nature et de l’environnement. A quelque chose malheur est bon parce qu’il faudrait arriver à cette situation pour que la population comprenne le danger encouru. Seulement, personne ne souhaite la mort d’un enfant de sept ans emporté par eaux de pluie.


 

C’est pour parer au plus pressé, que le gouvernement envisage de mettre des digues tout autour du pont en effondrement. Le coût des travaux reste à déterminer mais c’est un sacrifice, qui s’impose au gouvernement en attendant de convaincre les partenaires à financer les travaux de construction des grands ouvrages et du canal d’évacuation des eaux de pluie dans le fleuve Oubangui. Les responsabilités devraient être partagées mais en pareille circonstance, c’est le gouvernement seul, qui endosse toute la responsabilité. A ce niveau l’assainissement de la ville de Bangui et ses environs tend à devenir une exigence pour le gouvernement. En maintenant la pression, la population exposée à l’inondation souhaite que des mesures et des actions soient préconisées pour réduire au maximum les risques dans la ville de Bangui et ses environs. Etant donné que le service d’hygiène et d’assainissement est devenu inexistant, les digues pourront contenir l’avancée des eaux mais ne jamais empêcher le déferlement dans les quartiers à forte concentration en densité humaine.
 
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