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Centrafrique: L’analyse de la Commission épiscopale du processus électoral

Par Fleury Koursany - 06/07/2011

La Conférence Episcopale «Justice et Paix» en Centrafrique vient de publier une signée par Mgr. Albert Vanbuel

 

Dans cette déclaration, la conférence épiscopale analyse tout le processus électoral qui s’est déroulé en Centrafrique depuis le recensement électoral en passant par le scrutin et les contentieux électoraux. Elle note à travers cette déclaration des graves difficultés dues d’une part à l’insécurité existante dans certaines préfectures ayant pour conséquence de bouleverser le recensement des électeurs. La violation par les acteurs du processus électoral des dispositions des articles 32 et 33 du Code électoral a engendré des fraudes et toute la somme des irrégularités ayant caractérisées les scrutins. La Conférence épiscopale note également que «les difficultés de lecture des listes électorales affichées en désordre ont occasionné une abstention de près de 42,77% des électeurs au niveau national, des intimidations et des perturbations tant à l’intérieur qu’autour des bureaux de vote…» Elle constate un faible taux de participation au second tour des scrutins, une ouverture tardive de certains bureaux de vote, l’affichage des listes électorales hors des centres de vote, l’irruption des forces de sécurité dans certains centres de vote, l’expulsion des électeurs dans certains bureaux de vote…

 


© info.catho.be
Cependant, la Commission épiscopale fait aussi constater que pour les échéances électorales du 23 janvier et 27 mars 2011, «le grand absent de ce processus électoral était la politique, comme désir et projet de société. Les idées et les propositions qui visaient à montrer un projet de société étaient marchandise très rare». Elle propose enfin, la mise en place d’uns structure nationale «justice et paix» pour œuvrer à la formation politique de tous les chrétiens et les personnes de bonne volonté, la nécessité pour les organes de juridiction de faire leur travail en pleine indépendance. Aux acteurs politiques, de «reprendre le chemin» par les fondamentaux d’une gestion politique correcte et de s’engager davantage dans la réflexion, le partage, la comparaison critique des différents projets de société et de se mettre à l’idée que la recherche du pouvoir par la force ne peut aboutir qu’à la violence, l’obsession du privilège, la mort de la fraternité. La commission épiscopale emboite ainsi les pas aux observateurs tant nationaux qu’internationaux en proposant que soit mise en place un organe permanent de gestion des élections, un toilettage objectif du code électoral sans petit calcul, la constitution d’une liste électorale informatisée. Tant, la Commission électorale «Justice et Paix» de Centrafrique est convaincu que «les élections parfaites existent seulement dans les rêves de ceux qui y croient, et espère que le peuple centrafricain aura droit à des élections transparentes, honnêtes et fiables à l’avenir».

 

 
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