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Sommet de l’union africaine: La Lybie est au cœur des préoccupations

Par Idriss Linge - 01/07/2011

Les chefs d’Etats présent dans la capitale équato-guinéenne n’ont pas réussi à s’accorder sur une feuille de route claire pour une sortie de crise dans ce pays

 

La solution africaine défendue dans la crise libyenne
C’est finalement ce vendredi 1er juillet 2011, que le président Paul Biya du Cameroun rentre dans son pays. Lors de la séance à huis clos du 30 juin relativement à la situation libyenne, les chefs d’Etats ne sont pas parvenus à un accord sur une déclaration commune à adopter. Les discussions auraient repris le vendredi à 10 heures locales. Une requête du président de la Commission de l'Union africaine, le Gabonais Jean Ping qui souhaite visiblement régler cette affaire de façon définitive. Les chefs d'Etat devaient se prononcer sur un ensemble de propositions pour un accord-cadre, préparé depuis la veille par le comité des médiateurs de l'UA (Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie). Dans son allocution d’ouverture des travaux, Jean Ping a insisté sur le fait qu’il appartenait au peuple libyen de définir les orientations qu’ils voulaient donner à la démocratie dans leur pays. Il invitait ainsi tous les Etats membres de l’Union africaine à se prononcer d’une seule voix pour le retrait de la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’ONU, qui donne le mandat aux frappes de l’OTAN.

 


© APEG
Les Chefs d'Etats présents à Malabo
Hommage aux actions de développement
Parmi les propositions du comité ad-hoc figurent notamment un cessez-le-feu immédiat, l'accès humanitaire ainsi qu'une transition avec des élections démocratiques et le déploiement d'une force internationale. Un des points de divergence serait la participation du leader libyen Mouammar Kadhafi aux négociations. Une position défendue par le Sénégal et le Gabon. L’ouverture du sommet ce 30 juin aura aussi été l’occasion de revenir sur un ensemble de situations traversées par le continent Africain depuis quelques temps. Jean Ping a salué les efforts consentis par la Tunisie et l’Egypte. «Ce sommet est célébré à un moment crucial pour notre continent, ce que de nombreux observateurs ont considéré comme le printemps arabe. Malgré les difficultés inhérentes à toute transition, la Tunisie et l’Égypte ont éprouvé des progrès notables et un climat de liberté pluraliste, ce qui représente le signe d’une nouvelle conscience démocratique. Pourtant, la Tunisie et l’Égypte ont besoin de l’appui adéquat pour son évolution actuelle», a fait savoir Jean Ping. Le président de la commission de l’UA a aussi salué le renforcement de la démocratie sur le continent. Citant en exemple des pays comme le Tchad, la RCA, le Niger l’Ouganda le Nigéria et bien sûr la Côte d’Ivoire.

 


© APEG
Le sommets de l'UA à Malabo le 30 juin 2011
La communauté des Etats d’Afrique australe (SADEC) a été citée en exemple sur la mise en place d’un espace économique presque intégré. Certaines institutions de l’UA ont aussi été saluées. Le programme de développement agricole qui a connu l’adhésion de près de 25 membres, mais aussi le programme de développement des infrastructures. Les travaux ont aussi porté sur le thème général de ce sommet, «accélérer l’autonomisation des jeunes pour le développement durable». Prenant la parole à ce sujet, la tanzanienne Asha-Rose Mtengeti Migiro, secrétaire adjointe des Nations Unies s’est félicitée du fait que l’élection du thème principal du sommet a été la jeunesse. Elle a rappelé que la population est composée en grande partie de jeunes et qu’ils subissent des grands problèmes tels que le chômage, la pauvreté et la manque d’opportunités. «Dans mon pays, on dit que les mains oisives sont des instruments du démon», a-t-elle fait savoir.

 


© APEG
Le président Lula à Malabo ce 30 juin à Malabo en Guinée Equatoriale
Pour sa part, Ahmed Benhelli, secrétaire général adjoint de la Ligue arabe a également exprimé l’importance de l’Afrique pour le monde arabe: «Pour nous, il est important de participer à cette conférence, parce ce que nous ne sommes pas seulement deux partenaires stratégiques mais complémentaires et conjugués tant au niveau géographique, qu'humain et générationnel. La stabilité de chacune de nos régions dépend de l’autre», a-t-il déclaré. L’ex-président du Brésil, Lula da Silva, a marqué un point d’honneur à cette cérémonie. «La jeunesse est un capital, un bien extraordinaire. Sa capacité de mobilisation à l’égard des grandes causes du progrès est inégalable. Il faut bien le dire, c'est important de reconnaître les droits des jeunes en leur offrant des voies réelles de participation à la vie politique, économique» a affirmé le président Lula
 
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